Essai BMW 340i (2016)

– Cleveland, Ohio

Il fut un temps où BMW avait quelque chose que ses rivaux ne pouvaient pas égaler : une expérience de conduite dix échelons au-dessus de tout ce que vous pouviez acheter. Ces jours sont cependant révolus, les concurrents du constructeur bavarois ayant depuis haussé leur niveau, alors que BMW a semblé perdre du terrain.

La berline 340i est un exemple parfait d'une BMW qui était intouchable il y a dix ans (vous vous souvenez de la ZHP 330i ?), et qui a aujourd'hui du mal à se distinguer face à un peloton de redoutables compétiteurs qui, franchement, n'ont plus rien à envier à BMW. 

Pour

  • Commençons par les points positifs, et la plupart de ceux-ci se trouvent sous le capot, sous la forme d'un moteur 6 cylindres en ligne 3.0 litres turbo, capable de produire 320 chevaux et 450 Nm de couple. Sérieusement, cette 340i est capable de boucler le 0 à 100 km/h en moins de cinq secondes, une performance réservée aux supercars il y a encore 20 ans. Mais la sensation ressentie dans le siège n'est pas la raison pour laquelle ceci est évoqué dans la colonne des "pour". J'apprécie le moteur de la 420i, plus pour son bon fonctionnement et le bruit de l'échappement, que pour la façon dont la puissance est délivrée, la totalité de cette dernière étant cachée dans le mode de conduite Sport+.
  • Le style de la série 3 ne m'émeut pas plus que cela, mais l'ajout du package Track Handling ajoute la petite touche sportive tout juste nécessaire. Les roues de 18 pouces Orbit Grey qui cachent des étriers de freins M bleus indiquent bien que nous ne sommes pas face à une 320i.
  • Je reprendrais bien ces sièges avant pour n'importe quelle voiture. Ils constituent la combinaison parfaite entre le contrôle et le confort, avec un soutien latéral ferme et souple à la fois, qui vous tient bien calé dans le siège, sans vous serrer sur les côtés.

Contre

  • BMW doit être salué pour encore proposer une boîte six vitesses, le constructeur allemand doit être blâmé pour ne pas l'avoir faite mieux. Les reprises sont longues, et le levier de vitesse présente plus de jeu que ce à quoi je m'attendais. Ce n'est pas horrible mais, encore une fois, les BMW de l'époque avaient posé des standards élevés en termes de transmissions manuelles, et celle-ci apparaît un niveau (ou deux) en-dessous de ce que la voiture mérite. J'aurais préféré une automatique à huit vitesses.
  • Le problème de base des BMW modernes réside dans le fait qu'elles n'offrent pas la même expérience de conduite que les plus anciennes, notamment au niveau de leur direction. La 340i présente les mêmes artifices que j'ai déjà trouvé dans les BMW les plus récentes, avec un manque étonnant de communication aux roues. Passer les quatre modes de conduite (Eco Pro, Comfort, Sport et le Sport+) change la légèreté de la direction, mais pas d'une façon qui permet davantage de communiquer avec la route : cela la rend juste plus difficile à tourner.
  • Le tarif de la 340i démarre à 54'550€. À ce prix, j'attends le meilleur, mais BMW est un cran en-dessous à ce niveau. Malgré le fait de payer un supplément pour un pack sécurité avancé, il n'y a pas de freinage automatique d'urgence, et la caméra de recul n'est même pas de série. Les jauges sont analogiques, ce qui me fait regarder avec envie mes amis propriétaires d'Audi et leur Virtual Cockpit. Et vous ne disposez même pas de l'Apple CarPlay ou de l'Android Auto !

Concurrents

  • Acura TLX
  • Audi S4
  • Cadillac ATS 3.6L
  • Jaguar XE 35t
  • Lexus IS 350
  • Mercedes-Benz C450 AMG
  • Volvo S60
 

 

Photos: John Neff / Motor1.com

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