Nico Jamin a tenté sa chance aux États-Unis, il y a quatre ans. Pour devenir pilote professionnel, le Normand s'est lancé dans la Mazda Road to Indy, une course vers l'IndyCar, la catégorie reine de la monoplace aux États-Unis.

Le pilote de 20 ans est venu à la rédaction Motorsport/Motor1, au Mans, avant de participer aux essais Indy Lights, sur le circuit routier de l'Indianapolis Motor Speedway.

Entretien

Nicolas Jamin, 20 ans, pilote aux États-Unis.

Comment vous est venue la passion du sport automobile ?

Depuis tout petit, j'ai toujours regardé les Grands Prix avec mon père, donc ça a commencé comme ça. Ça ne restait qu'un rêve, et disons que de 3 à 14 ans, j'étais plutôt orienté vers le tennis, j'y ai joué pendant 11/12 ans. Je savais bien que mes objectifs de tennis, je ne pourrais plus les atteindre à cause de mes genoux, et j'ai donc décidé de trouver un autre sport que je pourrais pratiquer à haut niveau. Mon père roulait en Clio Cup France, en tant que Gentleman Driver et donc j'étais dans les paddocks. J'ai essayé un karting, on m'a dit que j'étais plutôt doué pour un débutant, et c'est parti comme ça. J'ai acheté mon premier kart de compétition à 14 ans et après une saison en kart, c'est parti en monoplace.

Nicolas Jamin, futur français en Indycar ?

Qui étaient vos héros quand vous étiez enfant, les pilotes qui vous ont donné envie de faire ce métier ?

Michael Schumacher évidemment. Pour moi c'était le plus grand Champion en F1 et c'était un exemple, mais après j'ai grandi, j'ai appris l'histoire du sport auto et j'ai notamment regardé le film Senna. Il m'inspire énormément, c'est une vraie légende.

Vous êtes parti très jeune aux États-Unis, comment avez-vous pris cette décision d'y aller et de commencer au bas de l'échelle, en USF2000 ?

Ça n'était pas un choix facile, car c'est partir loin de sa famille, ses amis, tout ce qu'on connaît, et partir à l'aventure aux USA. Mais mon but était de devenir pilote professionnel, et arriver au plus haut niveau de la monoplace. En Europe, on s'est rendu compte que c'était très bouché même si on gagnait. Aux États-Unis, les Américains donnent plus leur chance aux jeunes pilotes, et dans la Road to Indy, à chaque fois qu'on gagne une catégorie, on reçoit la bourse de Mazda qui permet d'accéder à la catégorie suivante. J'ai pensé que c'était une super opportunité pour moi. Essayer de gagner là-bas, se faire connaître en tant que français, essayer de gagner la bourse et monter les échelons peu à peu.

Nicolas Jamin, futur français en Indycar ?

Trouver des sponsors aux Etats-Unis, est-ce plus facile qu'en Europe ?

Ce n'est pas facile de trouver des compagnies américaines qui veulent sponsoriser un français car ils sont quand même très nationalistes. Évidemment on cherche toujours, mais plutôt côté français, européen, plutôt que côté américain. L'idéal serait de trouver une grosse boîte en France actuellement et qui cherche à arriver sur le marché américain et du coup, le fait d'associer leur image à un jeune français qui fait la même chose, c'est un partenariat qui peut très bien marcher.

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