Le torchon brûle entre le patron de Tesla, Elon Musk, et les médias. Il faut dire que ces derniers ne l'ont pas vraiment épargné ces derniers temps, notamment en l'attaquant au sujet de l'Autopilot et de ses quelques dysfonctionnements mis en lumière. Forcément, Elon Musk ne pouvait pas rester sans réagir, et après de nombreuses explications et justifications qui ont laissé certains médias plus que dubitatifs, le patron de Tesla sort de ses gonds et affirme lors d'une interview téléphonique que certains médias trahissent la vérité autour de la voiture semi-autonome.

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Pour affirmer que la voiture semi-autonome n'est pas plus dangereuse qu'une voiture conventionnelle, le patron de Tesla s'appuie sur des chiffres clés et sort de sa besace de nombreux arguments toujours liés à la sécurité routière. Selon lui, le premier accident corrélé avec l'utilisation de l'Autopilot est intervenu après que la flotte complète ait déjà effectué plus de 200 millions de kilomètres. Rappelons qu'en temps normal, un accident mortel intervient en moyenne tous les 100 millions de kilomètres effectués. 

Un argument de poids mais que l'on peut vite contrer en affirmant que l'Autopilot n'est pas forcément utilisé dans les mêmes conditions. Ce système d'aide à la conduite serait utilisé, le plus souvent, dans des situations peu accidentogènes.

Même si l'argument peut paraître discutable, une chose est sûre, Elon Musk ne se défile pas face à toutes ces critiques, et c'est sans doute la rançon d'un ambitieux projet qui, bien entendu, va de paire avec son lot de détracteurs. En attendant, la critique est facile, mais aujourd'hui peu de constructeurs comme Tesla peuvent se targuer d'avoir des voitures aussi proches de la totale autonomie. Le système Autopilot n'est, aujourd'hui, pas un système de conduite autonome mais bien une assistance à la conduite, comme le martèle la marque californienne.

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