Après plus de 35 ans de présence à la tête de la compagnie britannique, Ron Dennis quitte ses fonctions de président et directeur du McLaren Technology Group.

Après avoir effectué ses débuts en Formule 1 en tant que mécanicien chez Cooper au milieu des années 60, Dennis avait repris les rênes d'une écurie McLaren en déclin à l'issue de la saison 1980. Par la suite, la structure britannique s'est rapidement réinstallée au sommet avec des champions comme Niki Lauda, Alain Prost, puis Ayrton Senna ou encore Mika Häkkinen dans les années 90, et enfin Lewis Hamilton à la fin des années 2000.

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Au fil des années, McLaren a grandi et a diversifié ses activités dans d'autres domaines comme la production de voiture de route, ou encore les technologies appliquées.

Après avoir cédé la direction de McLaren à Martin Whitmarsh en 2009 pour se consacrer aux voitures de route de la marque, Ron Dennis avait repris les rênes du groupe en 2014, s'attachant à travailler au retour de Honda comme motoriste en remplacement d'un long partenariat avec Mercedes.

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Depuis plusieurs mois cependant, la position de Ron Dennis, détenteur de 25% de la société, était fragilisée chez McLaren face à ses autres actionnaires, le fonds souverain bahreïni Mumtalakat, détenteur de 50% des parts, et son associé historique Mansour Ojjeh, directeur de TAG, et détenteur des 25% restants.

Mis à l'écart par ses associés, Ron Dennis a publié un communiqué pour commenter son départ. "Je suis déçu que les représentants de TAG et Mumtalakat, qui sont les autres principaux actionnaires de McLaren, aient fait passer en force cette décision de me mettre en période d'inactivité forcée, malgré les avertissements adressés avec conviction par le reste du management au sujet des conséquences potentielles de leurs actions sur ce business."

"Les motifs qu'ils ont communiqués sont complètement infondés ; mon style de management est resté le même, c'est celui qui a permis à McLaren de devenir un groupe automobile et technologique qui a remporté 20 championnats du monde de Formule 1 et qui génère un milliard d'euros par an. Au fil de cette période, j'ai étroitement travaillé avec un certain nombre de collègues talentueux pour que McLaren reste à la pointe de la technologie. Je leur serai toujours extrêmement reconnaissant."

"Il a fini par devenir clair à mes yeux, du fait de ce processus, que ni TAG, ni Mumtalakat ne partagent ma vision pour McLaren et son véritable potentiel de croissance".

"Il a fini par devenir clair à mes yeux, du fait de ce processus, que ni TAG, ni Mumtalakat ne partagent ma vision pour McLaren et son véritable potentiel de croissance. Mais ma première inquiétude concerne le business que j'ai construit et ses 3500 employés. Je vais continuer d'utiliser mon actionnariat non négligeable au sein des deux compagnies et ma position dans les deux conseils d'administration pour protéger les intérêts et les valeurs de McLaren et pour aider à dessiner son avenir."

"De plus, je compte lancer un nouveau fonds d'investissement technologique une fois que mes engagements contractuels avec McLaren auront expiré. Cela capitalisera sur mon expertise, sur mes ressources financières, et sur des investissements externes ayant pour but de poursuivre les nombreuses opportunités commerciales que l'on m'a proposées ces dernières années mais que je n'ai pu accepter car j'étais très engagé envers mon business actuel."

Faites partie de quelque chose de grand