Sa cote actuelle ne fait que grimper !

Sportives méconnues - Dans cette rubrique, nous parlons des automobiles de sport moins connues du grand public, mais que les passionnés retrouvent avec plaisir. La BMW Z1, en 1988 sut surprendre les amateurs de la marque à l'hélice, avec son audace technique.

Lire aussi:

Elle est la première de la série Z. Pas comme Zorglub, mais Zunkunft, qui dans la langue de Goethe veut dire futur. La Z1, en 1988, se veut la vitrine du savoir-faire de BMW sur le marché de niche du petit cabriolet, laissé vacant par les vénérables Triumph Spitfire et MG B.

1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1

Au milieu des années 1980, BMW est désormais bien installé dans les voitures de sport. La marque à l’hélice possède une gamme de berline cossues, mais la gamme est vieillissante. Aussi, BMW Technik, une des filiales de la marque à l’hélice, doit proposer une voiture qui va rajeunir l’image de la marque, et donner des pistes pour l’avenir. Avec la Z1, il faut charmer et innover.

Le projet est lancé sous la direction d’Ulrich Bez, qui deviendra, quelques années plus tard, le grand patron d’Aston Martin. Il ne faudra que 1000 jours pour l’équipe de l’ingénieur allemand pour concevoir la Z1, un petit roadster à moteur avant, avec des portes rétractables étonnantes.

Lire aussi:

Fine silhouette

En 1988, il est vrai qu’elle fait un choc, cette petite munichoise. Avec ses lignes taillées à la serpe, son dessin original surprend les habitués, en bien ! On retrouve le style de la marque allemande néanmoins, avec ce long capot, la calandre en double haricot. Ce qui retient l’attention, ce sont bien ces portes, qui se glissent à l’intérieur des bas de caisse ! Les amateurs de conduite de buggy pouvaient être ravis : la Z1 pouvait rouler avec ses portières ouvertes !

 

La ligne se veut très aérodynamique, avec un Cx de 0,36 en version capotée. Etudiée en soufflerie, la voiture possède de forts appuis qui la plaquent sur la route, lui offrant une adhérence remarquable. Autre détail important, cette carrosserie en plastique, totalement interchangeable. Selon BMW, on pouvait changer la couleur de sa Z1 (six coloris au catalogue : rouge, jaune, noir, bleu, blanc et vert) en moins d’une heure. Ce qui reste encore à prouver aujourd’hui !

1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1

Sous le capot, on retrouve le six cylindres en ligne mélodieux de la 325i, et une autre grosse évolution technique. La Z1 est en effet la première BMW à recevoir un ABS. Grande évolution à l’époque.

Lire aussi:

Succès... d'estime

Évidemment, sur la route, la voiture est à son aise. Le châssis, très efficace, est bien entraîné par le six cylindres de 170 chevaux, même si un mauvais étagement de boîte lui est reproché. L’habitacle, très BMW, est bien fini, et rouler au grand air, avec les portes ouvertes et le son du moteur dans les oreilles vaut son pesant d’or !

1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1
1988 - BMW Z1

C’est le cas de le dire ! La voiture valait plus de 340'000 francs à l’époque ! Soit environ 60'000 euros. Une peu cher pour une auto dont les futures concurrentes, comme la Mazda MX-5 seront bien moins onéreuses. La Z1 rencontre néanmoins un vrai succès d’estime, et quelques 8000 modèles seront produits jusqu’en 1991.

Un joli coup pour BMW, qui relançait par là son image de marque, et s’infiltrait dans le segment des roadster sportif. La Z1 recevra en effet une descendance, avec la Z3, plus aboutie, et mieux adaptée au marchée, puis la Z4, qui aujourd’hui encore, rencontre un beau succès !

Lire aussi:

 

Faites partie de quelque chose de grand