L’une des dernières authentiques surpercars à l’Américaine !

Les Américains n’ont, pendant longtemps, pas spécialement été présents sur le marché des supercars. À la fin des années 1990 ; seules la Dodge Viper et la Chevrolet Corvette s’affrontent, tandis que Ford est un peu en retrait, avec la Mustang.

Certains, d’ailleurs, supportent mal le fait que la pony-car du constructeur à l’ovale ne puisse pas venir se battre avec des autos plus puissantes. C’est le cas de Steve Saleen, un préparateur automobile, qui, depuis les années 1980, propose des modifications aérodynamiques et techniques sur les voitures de Dearborn.

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Seulement, à l’aube des années 2000, Steve Saleen souhaite aller plus loin. Le dirigeant veut créer sa propre voiture, d’une part pour la commercialiser en son nom, mais également pour participer aux courses d’Endurance. L’homme se rapproche donc de RML (Ray Mallock Limited), une entreprise britannique spécialisé dans la conception des voitures de course.

2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7

Très vite, les bases de l’auto sont posées. La voiture sera équipée d’un moteur V8 en aluminium d’origine Ford en position centrale arrière. Une première pour une supercar américaine. Evidemment, comme tout bon véhicule produit aux États-Unis, la cylindrée est gargantuesque : 7,0 litres, ce qui lui permet de développer la bagatelle de 558 chevaux !

Largement de quoi permettre des performances impressionnantes au moment de sa sortie, à l’été 2000. Il faut dire que l’auto possède un châssis monocoque entièrement en fibre de carbone. Un choix technique osé qui permet de maintenir le poids de la voiture à 1250 kg. Plus facile donc pour abattre le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes, et de plafonner en bout de ligne droite à 350 km/h.

2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7

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Divine supercar

Il faut dire que côté style, la Saleen ne fait pas dans la demi-mesure. À l’image de beaucoup de supercars, elle semble d’abord dessinée pour la course. En témoignent ces énormes prises d’air sur les côtés ou sur le toit, et ce becquet arrière pour la stabiliser à haute vitesse.

2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7

La ligne générale est plutôt réussie, avec ces rondeurs très élégantes, et cet arrière plutôt simple, avec quatre feux ronds. Une vue arrière qui permet de deviner un dessous de la voiture particulièrement étudié, comme l’illustre l’extracteur d’air arrière. Cette bestialité convainc même Jim Carrey, qui en fait sa monture divine, dans Bruce tout puissant.

2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7

A l’intérieur, c’est aussi radical. Après avoir ouvert les portes en élytre, à la Lamborghini, on découvre un habitacle simpliste, pour deux, sans fioriture. Outre le cuir et l’aluminum, seul l’autoradio vient finalement faire remarquer que l’on est dans une voiture de série. Mais avec les vocalises du V8, est-il vraiment utile ?

La voiture va évoluer en 2005, en recevant une version bi-turbo. De 558 chevaux, l'énorme V8 passe à 750, avec une caisse toujours aussi légère ! Là, les performances deviennent démoniaques. Désormais, elle peut passer de 0 à 100 km/h en 2,8 secondes, et peut même atteindre 399 km/h. Dans cette version, elle est proposée avec un kit course, ce qui la rend encore plus bestiale. Elle sera produite jusqu’en 2009, date de la fin de carrière de cette S7.

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Éternelle

Vendue à partir de 375'000 euros en version S7, la Twin Turbo s’affichera à 475'000 euros. Pas si cher pour une supercar qui se vendra à environ 100 exemplaires, dont 21 en Twin Turbo, et une dizaine en version course.

2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7
2000 - Saleen S7

Évidemment, Saleen n’avait pas oublié son objectif initial, celui de faire courir sa S7 en compétition. La version course, la S7-R, entrera en action dès 2001. Malheureuse au début, elle connaîtra une fin de carrière remarquable, face à des concurrentes solides, comme l’Aston Martin DBR9, ou la Maserati MC12, notamment avec les version développées le préparateur français Oreca. Elle remportera même les 24 Heures du Mans… après la fin de sa production ! La S7-R s’est en effet imposée en Sarthe en 2010.

Aujourd’hui encore, le petit bijou qu’est la Saleen S7 fait partie de ces autos marquantes, incontournables dans le milieu des supercars. Au point que Saleen en produira sept modèles exclusifs en 2017. Comme on dit, les diamants sont éternels.

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