Lancia, dans le giron de Fiat depuis 1969, connaît une lente agonie. La marque est-elle appelée à disparaître ?

Voilà des années que le constructeur italien Lancia, qui est dans le giron de Fiat depuis 1969, connaît une lente agonie. Depuis deux ans, Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a même décidé de retirer la marque de certains marchés, faute de ventes suffisantes.

Un nouveau marché s’apprête à vivre ce départ : la Belgique, Lancia comptant quitter le petit Royaume en mars prochain. Un signe de la stratégie délimitée par Sergio Marchionne, le grand patron du groupe FCA, qui compte renforcer la présence et les produits de quatre marques (Fiat, Alfa Romeo, Jeep et Abarth) sur le Vieux-Continent, et non plus cinq.

Du coup, Lancia ne bénéficiera plus d’investissements importants pourtant bien nécessaires à la production de nouveaux modèles. Marchionne ne veut pas la mort de Lancia, puisqu’elle continuera à exister et à être commercialisée en Italie, mais il semble écrit que la marque, autrefois prestigieuse, est désormais appelée à ne plus faire que de la figuration.

Toujours en Belgique, sur l’année 2016 (11 premiers mois de l’année), seules 193 Lancia ont été immatriculées, contre encore 341 durant les 11 premiers mois de 2015. Traduit en parts de marché, cela donne 0,04 %, là où Fiat représente 2,76 %, Alfa Romeo 0,36 % et Jeep 0,4 %.

Un passé prestigieux

"Quel gâchis !" vous diront les aficionados de la marque. En effet, Lancia a connu des heures de gloire, avec des modèles mythiques comme l’Aurelia, la Flaminia ou encore la Flavia. De véritables légendes automobiles qui n’avaient pas à rougir face aux Ferrari et autres produits britanniques.

Fin des années 60, Lancia va mal et est donc rachetée par Fiat, qui parvient à lui offrir une seconde vie, grâce à des voitures charismatiques comme la Delta, lancée en 1979, ou la Thema, développée en collaboration avec Saab, et lancée à partir de 1984. Mais depuis les années 90, la marque est frappée par un déclin lent mais continu, faute de produits rencontrant les attentes du public.

Lancia est donc appelée, pour le moment, à vivoter sous le soleil transalpin. Reste à voir si, dans la prochaine décennie, le blason bleu connaîtra une nouvelle jeunesse. Mais rien ne l’indique pour le moment.

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