Le torchon brûle entre General Motors et le président élu des États-Unis.

Donald Trump et son équipe de communication n'auront pas attendu longtemps avant de se faire une nouvelle fois remarquer sur Twitter. En effet, le président élu des États-Unis, qui prendra ses fonctions officiellement dans deux semaines, vient de fustiger le géant américain General Motors. La raison ? Toujours la même, il accuse l'entreprise de délocaliser ses chaînes de montage au Mexique. General Motors n'est pas la première société à s'attirer les foudres de Donald Trump puisque Ford, Boeing, Lockheed Martin ou encore Carrier ont elles aussi subi le même sort.

Donald Trump a affirmé sur Twitter : "General Motors envoie sans droit de douane des Chevrolet Cruze fabriquées au Mexique aux concessionnaires américains. Assemblez ces modèles aux États-Unis ou payez de grosses taxes d'importation !"

 

Fort heureusement General Motors a du répondant et l'industriel américain n'a pas tardé a réagir en affirmant que la Chevrolet Cruze était usinée à Lordstown, dans l'Ohio, et que seule la version coupé du modèle était concernée par un assemblage au Mexique, et qui plus est à destination des marchés mondiaux avec un petit volume vendu aux États-Unis qui ne représente que 2% des ventes.

Plutôt étonnant de voir ce genre de déclaration intervenir de la part du président élu américain, surtout quand on sait que Marry Barra, la présidente de General Motors, sera présente au sein du futur comité des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Durant sa campagne présidentielle, Donald Trump avait expliqué vouloir taxer à hauteur de 35% l'importation des véhicules aux États-Unis. Une hausse qui touche de plein fouet les constructeurs américains, mais pas seulement, puisque d'autres marques comme BMW, Honda, Toyota ou Volkswagen produisent certaines de leurs autos au Mexique. La main d'œuvre y est peu onéreuse et le travail bien fait, ce qui encourage les constructeurs à se délocaliser dans ce pays. Pour preuve, 9 des 11 usines automobiles qui ont ouvert en Amérique du Nord depuis cinq ans sont au Mexique. La production de voitures devrait d'ailleurs doubler en dix ans dans le pays et atteindre six millions d'unités contre trois millions en 2010.

Rien est pour l'instant officiel, mais si Donald Trump tient ses promesses et remet en cause certains traités commerciaux comme l'Alena, qui facilite le libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, tout deviendra alors plus compliqué aux États-Unis, et les constructeurs devront une nouvelle fois s'adapter. Et c'est d'ailleurs le cas de Ford qui vient d'annoncer le retrait de son plan d'investissement de 1,6 milliards de dollars au Mexique en préférant investir 700 millions au sein d'une usine au Michigan.

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