Le nouveau plan Cap 2020 du losange vise à renforcer l’entreprise en France.

Le losange a le vent en poupe. Fort de ses ventes en forte augmentation sur les territoires français et européen, Renault souhaite désormais renforcer ses capacités de production en France. Vendredi dernier, la marque française a signé avec les trois syndicats majoritaires (Force ouvrière, CFDT et CFE-CGC) un nouvel accord triennal.

Carlos Ghosn Renault Nissan
Renault Clio RS

Le précédent accord avait déjà fortement contribué à la relance du groupe. "Signé en 2013, notre accord précédent a fortement contribué à la croissance du Groupe", explique Carlos Ghosn, le président de Renault. "Trois ans après, tous les engagements ont été tenus ou dépassés. Je salue le travail de ces derniers mois, qui a permis d’aboutir à ce nouvel accord. Renault en France prépare l’avenir et s’inscrit dans une dynamique de performance durable, qui reposera sur les hommes et les femmes de l’entreprise. Pour être plus fort dans le monde, nous nous devons d’être plus forts en France." La politique de relocalisation de Trump aux États-Unis ferait elle des émules chez les patrons ? Toutefois, de ces paroles encourageantes, quelles applications sont envisagées ?

Lire aussi:

Le Contrat d’activité pour une performance (CAP) durable fait la part belle à l’emploi. Renault s’engage ainsi à embaucher 3600 personnes en CDI d’ici 2020. Un nombre d’embauche auquel s’ajoute la reconduction de 6000 emplois jeunes. En revanche, ces efforts pour l’emploi font que l’intérim va être réduit de moitié (-4500 emplois). "Nous aurons moins recours aux contrats précaires en améliorant notre productivité, ce qui va nous permettre de stabiliser notre main d’œuvre", détaille Tristan Lormeau, directeur des ressources humaines de Renault.

Usine Renault
Usine Renault

De la valeur à créer

Pour parvenir à cet objectif, Renault veut faire progresser sa productivité. De 64 voitures fabriquées par an et par personne, le losange veut pousser à 90 véhicules. Un objectif semble-t-il atteignable par la modernisation des usines et du matériel, via un budget de 500 millions d’euros. 

Du côté des syndicats, les garanties reçues semblent satisfaisantes : "Il y a des engagements qualitatifs qui prennent en compte la valeur des salariés", a annoncé Mariette Rih (FO) à l’AFP. Les nouveaux accords envisagent également l’augmentation du temps de travail d’une heure dans certaines conditions. "Elle ne sera utilisée qu’en dernier recours", tempère Franck Daoût, de la CFDT. Des propos que Bruno Azière (CFE-CGC) valide, tout en précisant que les budgets alloués vont permettre de "se doter d’outils pour être vigilants sur les conditions de travail".

Lire aussi:

Faites partie de quelque chose de grand