Le syndicat britannique des constructeurs et vendeurs automobiles craint que le Brexit mette en péril la viabilité de l'industrie locale.

Au Royaume-Uni, l’automobile est sacrée. En outre, celle-ci représente encore une part importante de l’activité industrielle de l’île, soutenue par des marques locales comme Jaguar, Land Rover, Bentley ou encore Mini, mais aussi par des constructeurs étrangers comme General Motors, Ford et Toyota.

Par contre, bon nombre de leurs sous-traitants sont situés au sein de l’Union européenne. Le discours de Theresa May, favorable à un "Brexit dur", hors union douanière mais avec un nouveau traité de libre-échange, a tout logiquement fait craindre le pire au syndicat britannique des constructeurs et vendeurs automobiles, le SMMT.

Pour ce dernier, il est capital que le gouvernement britannique "conclue un accord qui inclut la participation à l’union douanière actuellement en vigueur dans l’Union, afin que l’industrie britannique puisse continuer à faire des affaires avec ses homologues du Vieux Continent". Dans le cas contraire, le SMMT craint des menaces sur les investissements et émet des doutes sur la "viabilité de l’industrie automobile locale".

Plus concrètement, le SMMT explique que 60 % des pièces utilisées dans les usines britanniques proviennent d’outre-Manche. En outre, les marques présentes sur le sol britannique sont majoritairement détenues par des groupes étrangers qui veilleront vraisemblablement à garder une porte d’entrée sur le marche européen. Enfin, quelque 10 % des personnes travaillant dans le secteur automobile en Grande-Bretagne proviennent de pays appartenant à l’Union européenne. Complexifier les échanges avec l’Europe pourrait donc induire des coûts supplémentaires, avec pour conséquence une diminution des investissements en Grande-Bretagne.

Le SMMT a ainsi calculé que le Brexit allait générer non moins de 5,3 milliards € de frais douaniers ! On comprend dès lors les préoccupations du syndicat britannique mais aussi d’une industrie qui emploie des dizaines de milliers de personnes.

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