Le constructeur clame son innocence.

Il faut croire que l'année 2017 sera encore celle du Dieselgate. En effet, le ministère de l'économie vient d'annoncer que le groupe PSA était désormais sous le coup d'une enquête. Dans les faits, cela signifie que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a décidé de transmettre le dossier du groupe français à la justice.

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"Un procès-verbal présentant les résultats détaillés de ces investigations vient d’être transmis au Parquet de Versailles. Il revient maintenant à la Justice de donner les suites qu’elle jugera nécessaires à ces manquements présumés", précise ainsi le communiqué du gouvernement. Pour rappel, la justice française s'est déjà saisie des procès-verbaux de Volkswagen et Renault, désormais sous le coup d'une enquête pour tromperie. Le dossier du groupe Fiat Chrysler Automobile est également étudié à l'heure actuelle.

Le groupe PSA a réagi presque immédiatement à ces accusations. Le constructeur affirme prendre note de la décision de la DGCCRF, tout en clamant son innocence. L'industriel tricolore déclare en effet respecter toutes les normes en vigueur, et ce quel que soit le marché concerné. Il affirme en outre n'avoir jamais utilisé de logiciel truqueur (contrairement à Volkswagen donc). D'une manière générale, il faut reconnaître que PSA fait plutôt figure de bon élève en la matière. Ces soupçons sont donc assez surprenants.

Le directeur RD de PSA a d'ailleurs tenu à manifester sa stupéfaction. "Nous sommes surpris par cette annonce alors même que PSA est fier d’être le précurseur dans le développement des technologies de dépollution (filtre à particules et SCR), le leader dans la réduction des émissions de CO2, et le pionnier dans la transparence vis à vis de ses clients sur les consommations en usage réel", a-t-il en effet déclaré.

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