Les révélations se poursuivent autour de l'affaire du DieselGate, et Ferdinand Piëch n'est pas tendre !

Quand s'arrêtera le feuilleton du DieselGate ? Pour Volkswagen, le cauchemar entraîné par l'affaire des trucages des moteurs diesel semble, chaque mois, révéler un nouveau rebondissement. Outre le Luxembourg qui a officiellement porté plainte contre la marque allemande, les anciens membres du directoire de la marque font aussi des étincelles.

À l'image de Ferdinand Piëch, l'ancien président du directoire de la marque au VW, qui fut poussé dehors, en 2015, par le président de l'époque Martin Winterkorn. C'est justement ce dernier que Ferdinand Piëch a chargé, la semaine dernière, lors de l'enquête menée en Allemagne. Selon l'ancien président du directoire, Winterkorn aurait été averti dès février 2015 de l'affaire du DieselGate, soit quelques mois avant que l'affaire n'éclate au grand jour au mois de septembre de cette même année. Ce que Winterkorn avait réfuté à l'époque.

En réaction à ces déclaration, Volkswagen a annoncé rejeter celles de Ferdinand Piëch. "Les membres du comité exécutif et du comité de surveillance concernés ont tous séparément et systématiquement rejeté la véracité des déclarations de Ferdinand Piëch", a même annoncé dans un communiqué le constructeur de Wolfsburg.

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Constructeur qui envisage même de porter plainte contre Ferdinand Piëch, celui-ci ayant été mis au courant de cette affaire, afin d'obtenir des indemnisations.

Seulement, un nouveau rebondissement est intervenu, puisque Piëch aurait refusé de témoigner devant la commission d'enquête parlementaire. Oliver Krischer, membre du parti des Verts de la commission parlementaire, l'a ainsi reproché à Ferdinand Piëch.

Son avocat annonce qu'après avoir déjà témoigné devant le tribunal de Brunswick, ainsi qu’aux États-Unis dans le cadre de l'enquête, l'homme ne souhaitait plus témoigner. Semble-t-il que l'Allemand ait été échaudé par la dimension médiatique prise par ses "déclarations" auprès du tribunal de Brunswick, lesquelles "n’étaient pas destinées aux médias". Piëch ne souhaite d'ailleurs pas "commenter le contenu présumé de ses témoignages".

L'enquête se poursuit ce jeudi 16 février. La commission interrogera ainsi le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt. De même, Stephan Weil, le ministre-président de la Basse-Saxe, où siège Volkswagen, et dont le land possède 20% de Volkswagen, sera aussi interrogé.

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