Une semaine après le dévoilement des ambitions de Peugeot sur le groupe Opel, les choses prennent un tournant favorable.

Il y a eu d'abord une levée de boucliers, en Allemagne, comme en Grande-Bretagne lorsque l'intérêt de Peugeot pour racheter Opel-Vauxhall a été confirmé. Les gouvernements des deux pays, surpris par l'annonce inattendue d'un éventuel rachat, émettaient leurs réserves, notamment pour le maintien de l'emploi pour les marques bien installées dans ces deux régions. Il semble désormais que ces gouvernements soient plus favorables à l'idée d'un rachat par PSA.

Carlos Tavares, le patron de PSA, a eu en effet l'occasion de prendre contact avec Angela Merkel, la chancelière allemande, et Theresa May, Premier ministre britannique. L'homme d'affaires s'est également rapproché des représentants du personnel d'Opel, en début de semaine. Une rencontre semble-t-il positive pour les deux parties. Wolfgang Schäfer-Klug, président du comité d'entreprise européen d'Opel a même déclaré que les responsables d'Opel étaient "prêts à explorer les opportunités d’un rapprochement potentiel".

Lire aussi:

De même, la chancelière Angel Merkel a exprimé son soutien à la reprise d’Opel par le Groupe PSA. "Il appartient désormais aux entreprises concernées de mener leurs discussions à leur terme, et le gouvernement allemand va les accompagner de manière positive", a ainsi déclaré Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière.

Outre-manche, le rachat intéresse aussi, car Opel y possède une marque, Vauxhall, qui produit les versions britanniques de ses modèles. Carlos Tavares a ainsi rassuré le Premier ministre britannique sur ses intentions de vouloir davantage développer la marque Vauxhall en Europe. Le patron de PSA a par ailleurs rappelé "son engagement à mener ce dialogue en respectant les accords existants".

Carlos Tavares possède en effet de grandes ambitions pour le Groupe PSA. Ainsi, il souhaite, selon PSA, créer "un champion européen" de l’industrie automobile, "bénéficiant des fortes identités de cinq marques emblématiques et complémentaires, profondément enracinées dans leurs marchés locaux respectifs".

Un rachat du Groupe Opel par PSA, compte tenu des ventes du groupes en Europe en 2016, assurerait largement la deuxième place européenne, avec 2'300'000 de véhicules potentiels vendus.

Lire aussi:

Faites partie de quelque chose de grand