680 chevaux, le kit HDF, un moteur de course, et probablement la plus rare de toutes les McLaren F1.

L'ancien pilote de course, Andrew Bagnall profite de sa retraite avec l'une des plus belles autos de l'histoire : la McLaren F1. Et pas n'importe laquelle, il s'agit d'une F1 équipée d'un moteur de course issu de la version course LM, et surtout, équipée du kit carrosserie de la voiture de compétition le HDF (High Down Force kit), en témoigne l'immense aileron arrière.

Propriétaire de nombreuses autos exotiques tout au long de sa carrière, l'homme les a toutes vendues à l'exception de cette incontournable F1. Une voiture dont il est propriétaire depuis une dizaine d'années et qui porte le numéro de châssis 18. Pas une voiture qu'il remise au garage, explique-t-il : "J'ai possédé, piloté et couru avec beaucoup de belles voitures, et je me lassais de beaucoup d'entre elles au bout de quelques années. Mais cette voiture est tellement extraordinaire, et j'aime tellement me glisser à son volant. Si je la laissais partir, je ressentirais un vrai manque."

1993 - McLaren F1 HDF
1993 - McLaren F1 HDF
1993 - McLaren F1 HDF

Il faut dire que le Néo-Zélandais, originaire d'Auckland, peut savourer un V12 peu commun. L'auto reçoit en effet la version compétition dite "LM" du moteur d'origine BMW. De fait, le moteur prend 680 chevaux, et s'offre surtout une plage d'utilisation plus élevée de 1000 tr/min. Pour faciliter le passage de cette puissance, la largeur des trains et les suspensions ont été modifiées.

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Cette McLaren de route est la seule à recevoir le kit hauts appuis avec une autre McLaren au monde. Elle fut commandée en 1994, par son ancien propriétaire. Par rapport à une McLaren F1 classique, on retrouve un large splitter à l'avant, avec un bouclier modifié, un aileron à l'arrière, ainsi que ces prises d'air impressionnantes à l'avant. Selon Andrew Bagnall, ils font la différence "sur le comportement de la voiture. Vous ressentez vraiment les appuis supplémentaires, lorsque vous la conduisez à haute vitesse sur circuit." De quoi, comme il explique, "changer de vitesse en un claquement de doigt, comme aucune autre voiture sur la planète".

1993 - McLaren F1 HDF
1993 - McLaren F1 HDF
1993 - McLaren F1 HDF

D'autant que les modifications en font une voiture "confortable, facile à conduire, et l'impression d'avoir une voiture quasiment faite pour la course, pour la route". Néanmoins, l'homme possède également une McLaren P1 plus moderne, mais la F1 reste sa préférée. D'autant qu'elle a quelque chose en plus : "L'une des choses merveilleuses à son sujet, c'est que partout où vous allez, les gens reconnaissent intuitivement qu'elle est extraordinaire." Là-dessus, on le croit sur parole.

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