Le grand patron du groupe Renault ne semble pas très enthousiaste à l’idée de voir apparaître les véhicules autonomes partout dans le monde.

Tandis que nous vous révélions les avancées de la voiture autonome en matière de législation, les constructeurs se préparent doucement mais sûrement à passer ce cap historique. Les prévisions les plus optimistes évoquent l’apparition de véhicules autonomes sur nos routes dès 2019, même si l’année 2020 semble davantage constituer l’objectif à la fois des principaux pouvoirs décisionnaires, et des plus grandes marques automobiles concernées.

Pour sa part, Renault a déjà confirmé qu’elle ne manquerait pas ce rendez-vous avec l’histoire de l’auto. La marque au losange programme déjà la production de dix modèles semi-autonomes d’ici à 2020.

"Semi-autonomes ?", vous interrogez-vous sans doute. Oui, mais l’option privilégiée par le constructeur français ne semble pas dépendre d’un choix technique, mais bien d’une ligne de conduite définie en interne.

"Nous ne sommes pas réellement enthousiastes vis-à-vis de la voiture autonome", a ainsi admis le patron Carlos Ghosn à New York, à l’occasion du Salon de l’auto. "Il ne faut pas perdre de vue que ce concept pourrait s’avérer très dangereux au cœur de pays sous-développés ne disposant pas d’installations routières adaptées." Voilà comment Ghosn tient à prévenir des risques potentiels liés à l'apparition de voitures sans conducteurs.

"Il faut à présent travailler en amont auprès des autorités de régulation concernées par les moyens à mettre en place, dans la perspective où le conducteur ne regardera plus la route et ne tiendra plus son volant", a poursuivi Ghosn, relayé par le Wall Street Journal.

Mais il semble évident que Renault continuera d’être à la pointe de la technologie automobile. Aujourd’hui, le groupe s’implique déjà fortement dans la réduction des émissions de CO2 ainsi que dans l’électrique. On image mal la voiture connectée manquer à l’appel chez le constructeur français.

Faites partie de quelque chose de grand