Fernando Alonso peut certes constater les progrès de McLaren-Honda cette saison, mais ils sont encore très éloignés de ses espérances.

Le pilote espagnol a quitté Ferrari à l’issue de la saison 2014 pour se lancer un nouveau défi avec l’écurie de Woking, mais le chemin est plus long que prévu pour retrouver la victoire. En attendant une saison 2017 qu’il espère plus faste, il promet de tout faire pour que les progrès se poursuivent au plus vite.

Alors qu’il reste deux Grands Prix avant la pause estivale, Fernando Alonso n’a pas l’intention de relâcher la pression sur son équipe.

"Je veux gagner tout ce que je fais dans la vie", déclare-t-il au micro de Sky Sports. "Je compte les jours d’ici au prochain Grand Prix et à la prochaine opportunité. Il ne fait aucun doute qu’il y a des frustrations. Je suis au-dessus de tout le monde pour faire en sorte qu’ils ne se relâchent pas et qu’ils ne prennent pas trop de vacances, car je ne prends pas de vacances."

Malgré les moments difficiles qu’il traverse sur le plan sportif, Alonso n’a jamais affiché une réelle forme de regret d’avoir quitté Ferrari. Aujourd’hui encore, il reste persuadé d’avoir fait le bon choix, même lorsqu’il est interrogé sur le sentiment de culpabilité de son mentor Flavio Briatore.

"Je ne sais pas pourquoi il a dit ça", s’étonne Alonso. "Il a été l’un de ceux qui m’ont persuadé de rejoindre le projet. Mais j’espère que nous pourrons le satisfaire l’année prochaine. Il est sans aucun doute triste des performances affichées par l’équipe alors que j’ai rejoint le projet."

"Il n’y a pas de regret. Quand on termine quelque chose à un endroit, il est temps de le quitter, et c’est mon sentiment au sujet de mon départ de chez Ferrari. Je crois que j’ai fait de mon mieux là-bas, et c’était le moment parfait pour finir en haut."

Un échec relatif

S’il avait le sentiment que le temps était venu de quitter Ferrari après la saison 2014, Alonso ne cache pas qu’il n’est toujours "pas bien" avec l’idée de ne pas avoir coiffé une troisième couronne lors de son passage à Maranello. Mais il sait aussi qu’il peut relativiser cet échec.

"J’ai eu la chance de gagner deux titres mondiaux", estime-t-il. "Il y en a qui sont très talentueux et qui n’ont jamais eu cette opportunité. J’étais à la parade des pilotes avec Nico [Hülkenberg] qui partait en première ligne en Autriche, et il espérait son premier podium. C’est un pilote super talentueux, alors je ne peux pas être frustré quand je ne gagne pas ceci ou que je n’accomplis pas cela."

Source: Motorsport.com

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