Avec quatre victoires sur six courses disputées, dont les 24 Heures du Mans, l'écurie Signatech-Alpine survole littéralement la catégorie LMP2 du WEC avec son trio Nicolas Lapierre, Gustavo Menezes et Stéphane Richelmi. Une année faste, qui coïncide avec la préparation de l'arrivée prochaine de la nouvelle Alpine de route, qui sortira bientôt des ateliers de Dieppe, symbolisant la renaissance de la marque Alpine après de nombreuses années de veille. 

"C'est vrai que nous avons mis les moyens pour 2016. Et pour le moment, ça se passe plutôt bien pour nous, avec cinq victoires", a expliqué Bernard Ollivier, le directeur général adjoint d'Alpine, dans une interview à Motor1 France. "Nous avons une dream-team de pilotes, avec notamment Nicolas Lapierre, qui est quelqu'un sur qui nous pouvons compter. Il a un bon état d'esprit, et permet à ses coéquipiers de progresser. Nous disposons d'une belle avance au championnat (38 points), ce qui, sans s'avancer, nous permet de dire que nous avons pris une belle option".

La dernière manche du WEC, sur le circuit d'Austin, au Texas, a vu Alpine-Signatech réaliser un véritable carton plein, avec une nouvelle victoire assortie d'une pole position pour le trio Lapierre, Richelmi et Menezes. "C'est vrai que nous avons connu un week-end de rêve à Austin", poursuit Bernard Ollivier. "Avec la pole, à près d'une seconde d'avance, une course menée pendant 5 h30, avec une arrivée à presque un tour d'avance... difficile de faire mieux. On nous disait après notre deuxième place à Mexico que nous avions la pression, nous avons répondu de la meilleure des façons".

 Voir : Entretien avec Bernard Ollivier : "Nous allons faire les choses pas à pas" avec Alpine

Si Alpine a eu la satisfaction de se mettre en avant sur le continent américain, les Etats-Unis ne constituent pas (encore) une priorité pour la marque dieppoise. "Côté résultat, c'était important au championnat", poursuit son directeur général adjoint . "Dans le cadre d'un marché, pas vraiment. Aller aux États-Unis, cela demande d'adapter la voiture. Les règles sont différentes. Peut-être plus tard, mais pour le moment, on se concentre sur la version Européenne. On se développe pas à pas".

Pour l'heure, la catégorie LMP2 constitue jusqu'ici la plateforme idéale pour Alpine, un bel outil de communication en vue des marchés visés par la nouvelle berline. Mais le changement de réglementation pourrait changer la donne.

"On aimerait rester en LMP2. Le règlement change, avec quatre constructeurs admis. Ce qui fait que nous ne pourrions pas mettre le nom Alpine sur nos châssis. Ce qui nous poserait problème pour la suite".

"C'est un véritable levier pour la marque qui disparaîtrait. Ce programme est aussi un support pour la marque. On amènera notamment le prototype Alpine Vision à Fuji, au Japon, qui est un marché que nous visons. Nous attendons de savoir ce que va donner le règlement".

Une version GT4 de la berline Alpine ? Sous certaines conditions...

"C'est vraiment cette catégorie qui nous intéresse. Il y a de la bagarre, du niveau. Alpine ne veut pas la jouer petits-bras. Le LMP1 Privé ne nous intéresse pas, et le LMP1-H non plus. Les budgets sont astronomiques, nous n'en avons pas les moyens. Il faut bien se dire que nous n'avons pas encore de chiffre d'affaire ! Et puis, un programme LMP1-H n'apporterait rien de spécial. Alpine a toujours réussi à faire de belles choses avec des petits moyens".

Après avoir vu le prototype de la future berlinette Alpine de série en piste, on ne peut que rêver à une version compétition par la suite. "Attendons d'abord de voir si la version de série à du succès", tempère Bernard Ollivier. "Si c'est le cas, pourquoi pas envisager une version GT4. Quoiqu'il en soit, ce ne sera pas avant 2018. Comme je le disais, nous allons faire les choses pas à pas".

Source: Motorsport.com

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