On sait Peugeot historiquement très lié à l’Iran et aux nombreux avantages que peut y offrir une présence industrielle. Renault n’est pas en reste et a annoncé en marge du Mondial de l’Automobile de Paris la mise en place d’un accord stratégique avec le Ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce du pays.

Carlos Ghosn a en effet sécurisé un partenariat et une prise de participation de Renault dans le groupe IDRO, un fond d’investissement spécialisé dans la rénovation de l’industrie iranienne. Par cette opération, Renault espère disposer des…armes pour "renforcer sa présence et accélérer sa croissance dans le pays".

De réels enjeux financiers

L’Iran et sa reconstruction sont des enjeux de choix pour tout acteur décidant d’oublier les risques de perception d’une activité développée dans cette zone géopolitiquement agitée du Moyen Orient, au profit des grosses retombées possibles. En 2015, les ventes du groupe Renault ont progressé de 56,1 % en Iran par rapport à 2014, avec plus de 50'000 véhicules écoulés. Les premiers chiffres semestriels de 2016 laissent penser que des chiffres de croissance de nouveau spectaculaires viendront égayer les émargements pour les investisseurs.

"Avec deux millions de véhicules prévus à l’horizon 2020, le potentiel du marché automobile iranien est indéniable. Cet accord conforte nos choix stratégiques faits en Iran et ouvre une nouvelle ère en permettant à Renault d’occuper une position privilégiée dans le pays", a estimé Carlos Ghosn lors d’une conférence tenue sur le Mondial de l’Automobile.

La capacité de production du site industriel dans lequel investit Renault sera de 150'000 véhicules par an. Renault lance par ailleurs un réseau de distribution officiel sur le territoire avec des points de vente. En tout, avec les capacités actuelles, Renault se trouvera en mesure de concevoir pas moins de 350'000 automobiles dans le pays chaque année.

Renault Alaskan Hanovre 2016