L'Alliance, l'union entre les constructeurs français et japonais Renault et Nissan poursuit son développement. Désormais, le groupe peut envisager sérieusement de devenir le plus grand producteur mondial. "La place de numéro 1 mondial n'est pas une priorité", a annoncé Carlos Ghosn, président de l'Alliance Renault-Nissan au journal Les Échos.

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Pourtant, Renault-Nissan pourrait bien devenir le plus grand constructeur mondial d'automobiles ces prochaines années. L'alliance franco-japonaise est, en effet, en train de finaliser le rachat de Mitsubishi Motors, sixième constructeur japonais, en pleine déroute suite au scandale des émissions de CO2 au Japon.

Un rachat par Renault-Nissan signifierait, pour le groupe, une arrivée dans le Top 3 des constructeurs mondiaux. "L'opération n'est pas encore bouclée poursuit le président du groupe franco-japonais. On est encore sur une période de "due diligence", qui devrait se terminer dans les semaines à venir. Le scandale des émissions de CO2 a ouvert une opportunité que nous avons saisie."

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Le président ne souhaite cependant pas fixer de grands objectifs avec ce futur rachat : "Notre future alliance dépasserait les 10 millions de véhicules produits. L'objectif d'intégrer le top 3 mondial serait atteint. La place de n°1 mondial n'est pas une priorité, mais tout à fait atteignable. En 2016-2017, cela se jouerait à quelques milliers de véhicules vendus."

La collaboration entre Renault-Nissan et Mitsubishi n'est pas ancienne. Au milieu des années 1990, la Mitsubishi Carisma, version berline très sage de la Lancer, était ainsi équipée de moteurs Renault. Cette fin 2016 s'annonce faste pour le groupe, puisque Renault-Nissan a également annoncé un resserrement des partenariats avec Daimler, sur les véhicules électriques.

Source : Les Echos

Carlos Ghosn avec le concept Nissan IDx