Surprise à plusieurs reprises sur les routes, la Renault Mégane IV R.S. est en plein développement. L'auto, attendue pour 2018, n'a pas encore dévoilé ses caractéristiques, même si l'on sait désormais qu'elle ne sera disponible qu'en cinq portes. Grégoire Ginet, chef de produit, revient sur le projet, dont les grandes lignes restent encore floues.

Q : Où en êtes-vous dans le projet Mégane R.S. ?

GG : Nous avons arrêté la production de la Mégane III R.S. en juillet, même si on vend encore les derniers exemplaires produits, jusqu'à la fin de l'année. On est désormais en plein dans la phase de développement de sa remplaçante.

Q : Avec un changement de taille : terminé le coupé, bonjour la cinq portes ?

GG : La nouvelle Mégane n'existe que sous cette forme. Nous n'avons pas de coupé pour remplacer l'actuelle. Après, c'est aussi un atout d'avoir cinq portes. On gagne pas mal de choses, comme l'habitabilité, un côté plus pratique au quotidien... On se rend compte également que l'attente des clients sur ce marché-là, c'est d'avoir un beau design. C'est avant tout le design global qui compte, plutôt que le nombre de portes. Et nous allons y arriver avec cette Mégane.

Lire aussi : La Renault Mégane RS fait ses adieux !

Le fait qu'elle soit cinq portes est plutôt un atout je pense, y compris sur tous les domaines techniques. On a pas mal de marchés, en France, mais aussi à l'international, où les clients sont assez friands de ce type de carrosserie. C'est aussi une tendance que l'on voit depuis quelques années. C'est plutôt une bonne nouvelle qu'elle existe dans cette formule.

Renault Megane RS 275 Trophy-R
2018 Renault Megane RS spy photo

Q : Cette architecture pourrait-elle peser sur le poids de la voiture ?

GG : On part d'une voiture qui existe déjà dans sa définition (basée sur la Mégane de série, NDLR). Une Mégane qui est plutôt dans la bonne moyenne en terme de poids dans sa catégorie. Cinq portes, ce n'est pas quelque chose qui nous freine. Ce n'est pas un point dur pour nous. On va chercher à optimiser au mieux le poids dans sa catégorie.

Q : Quelles vont-être les nouveautés techniques sur cette auto ? On parle notamment du 4-Control ?

GG : On ne dit rien de très précis pour l'instant ! On a arrêté la vie de la Mégane III RS avec une voiture qui était très bien perçue pour tout ce compromis d'efficacité. C'est l'objectif que l'on recherche avec la nouvelle. On veut une voiture très efficace. Les nouvelles plus précises vont arriver d'ici quelques mois.

2018 Renault Megane RS spy photo
2018 Renault Megane RS spy photo
2018 Renault Megane RS spy photo

Q : Sera-ce une traction, ou une transmission intégrale, comme la Ford Focus RS ?

GG : Pas mal de concurrentes sont passées en quatre roues motrices. D'une certaine façon, ça devient une autre catégorie. Ça apporte certains arguments, mais ça en fait perdre d'autres au passage. Chez Renault Sport, on est parti du principe qu'on partait sur ce qu'on sait faire de mieux (très probablement une traction, NDLR).

Q : Côté moteur, quelles vont être les solutions prises ? Nouveau moteur, ou évolution de l'ancien ?

GG : Malheureusement, voici encore un sujet que je ne peux pas aborder pour le moment ! On travaille évidemment sur un bloc qui va allier la performance, la puissance et le CO2. C'est l'une des tendances du moment, même sur une voiture sportive. Dans la gamme de moteurs actuels, on a plusieurs choix. D'une génération à une autre, on évolue sur plein de choses : la technologie, le marché, les attentes, le contexte aussi. On est obligés d'évoluer. La motorisation fait partie, comme les autres parties de la voiture, des choses qu'on fait progresser pour rester dans le coup.

Q : L'hybride pourrait-elle être une solution ?

GG : L'hybride est une voie qui se développe. Les utilisations sont encore particulières. Le problème de l'hybride, ce que ça embarque beaucoup de technologie, et donc du prix. Ce n'est pas notre cible prioritaire, même si elle est intéressante. Aussi bien pour une voiture de ville que pour une sportive.

2018 Renault Megane RS photos espion