35'000 salariés de Renault sont concernés.

Ça y est, enfin, Renault vient d'obtenir de la part de 3 syndicats majoritaires le feu vert pour son accord de compétitivité. FO, CFE-CGC et désormais la CFDT, qui a annoncé ce lundi 9 janvier qu'elle allait signer l'accord, voilà les signataires de ce projet qui prévoit un nouveau régime pour quelques 35'000 salariés.

Ce texte, désormais donc signé par plus de 50% des voix nécessaires, prévoit plus de flexibilité des travailleurs, demandée par Renault. Cela peut notamment porter en cas de fort besoin sur une heure de plus par jours pour les travailleurs. En échange de quoi, le constructeur s'engage à embaucher 3.600 personnes en CDI sur une période allant jusqu'à 2019, et à reconduire 6.000 contrats jeunes. Pas de quoi pour autant compenser de nombre de départs sur cette même période liés à de départs en retraite, des démissions voire des décès.

Ce nouvel accord fait suite à celui de 2013, qui portait notamment sur 9.200 départs sur trois ans, et 3.000 embauches, beaucoup plus que les 730 prévues initialement. Un plan qui avait permis à Renault de sortir la tête de l'eau, l'entreprise ayant affiché un bénéfice net en hausse de 7,5% au premier semestre 2016, à 1,5 milliard d'euros.

De son côté la CGT, qui n'a pas encore communiqué sa position, estime qu'il manque dans le nouveau plan proposé par Renault quelques 1000 CDI, et pointe du doigt également le fait que la firme au losange prévoit de réduire de moitié le nombre d'intérimaires, soit 4500 personnes. À suivre donc.

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