La marque au losange est à son tour, et officiellement, dans le collimateur de la justice.

Le parquet a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire pour fraude sur les contrôles d'émission des moteurs diesel de Renault. L'action du constructeur français a déjà chuté vendredi matin.

Assisterons-nous à un Dieselgate à la française ? Les dispositifs de contrôle des émissions polluantes sur les véhicules Renault vont en effet faire l'objet d'une enquête approfondie, comme l'a annoncé le parquet de Paris vendredi matin.

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Trois juges d'instruction se saisiront du dossier, alors qu'une information judiciaire a été ouverte le jeudi 12 janvier pour, officiellement : "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l'homme ou de l'animal", comme l'a précisé le parquet.  

Après le Dieselgate ayant ébranlé le groupe Volkswagen, une équipe d'experts indépendants avait relevé d'importants dépassements de seuil de pollution sur des véhicules diesel vendus en France, parmi eux des véhicules de la marque Renault.

L'action Renault déjà en baisse vendredi matin

Cette annonce a affecté le titre Renault à la Bourse de Paris, où il perdait près de 4% à 11h vendredi matin, à 83,12€, après avoir ouvert en hausse à 1,08%, dans le cadre d'un marché en progression de 0,58%.

Cette annonce vient au lendemain des soupçons envers le groupe Fiat Chrysler Automobiles, accusé par l'Agence Américaine de Protection de l'Environnement d'avoir truqué des moteurs diesel, une fraude qui concernerait 100'000 véhicules.

On attend maintenant la suite des événements pour Renault, qui risque ainsi de s'exposer à son tour à de lourdes sanctions.

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