Les mauvais chiffres du mois de décembre n’ont pas aidé.

 

Le chiffre est presque inquiétant. Pour la première fois depuis 1972, le nombre de morts sur les routes de l’Hexagone a augmenté. D’après l’observatoire national de la sécurité routière, 3469 personnes seraient décédées sur les routes françaises en 2016. Un chiffre provisoire mais qui implique une augmentation du nombre de décès de 0,2%. Côté blessés cependant, le chiffre est en augmentation de 2% (72'199 personnes blessées en 2016). Evolution d’autant plus soulignée que le nombre de personnes hospitalisées augmente de 2,3% (27'214).

L’année 2016 partait pourtant bien. En octobre et en novembre, les chiffres étaient à la baisse et laissaient espérer un bon résultat, étant en dessous de ceux de 2015. Cependant, le mois de décembre 2016 a été particulièrement meurtrier.  331 personnes ont, selon les chiffres provisoires, trouvé la mort sur les routes. Soit 8,5% que sur la même période en 2015.

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Pire, celui des blessés augmente de 4,6% et celui des hospitalisations de 6,1%. Des chiffres qui peuvent s’expliquer en partie par les mauvaises conditions météorologiques du mois de décembre : neige, gel, brouillard.

Notons cependant que la mortalité chez les plus jeunes est en baisse : -3% pour les 18-24 ansLa mortalité cyclomotoriste chute de -20% tandis que la mortalité motocycliste est stable. C’est plutôt chez les cyclistes que la hausse est sensible (+7%). La mortalité piétonne, elle, atteint un niveau presque équivalent à 2008 avec 540 personnes tuées (+15%). Principales victimes de cette augmentation : les personnes âgées de 65 ans.

Le pari de Manuel Valls d’abaisser à 2000 personnes le nombres de décès sur nos routes semble désormais compliqué à réaliser.

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