Le Président veut alléger les charges administratives pour les constructeurs automobiles.

Donald Trump n’avait, jusqu'ici, pas montré un visage très sympathique envers les constructeurs automobiles. En particulier envers les constructeurs nationaux, Ford et General Motors pour être précis, coutumiers de la mise en place d’usine au Mexique, via les accords de l'Alena (Accord de libre-échange nord-américain).

Le nouveau président américain l’a annoncé : les États-Unis vont prendre du recul par rapport à cet accord qui permettait des échanges plus libéraux entre le Mexique et le pays de l’Oncle Sam. Surtout, Trump exige que les usines pour les productions américaines soient rapatriées sur le territoire national, sous peine de taxations sévères.

Mardi 24 janvier, le président américain a reçu les dirigeants du Big Three, les trois grands groupes automobiles américains (Ford, GM et Fiat-Chrysler Automotive). Le président américain a montré un visage plus amical aux constructeurs, annonçant la mise en place de mesures plus favorables à la construction d’usines automobiles aux États-Unis.

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Selon Trump, un environnement plus favorable à l’industrialisation relancerait l’intérêt pour les constructeurs d’investir massivement aux USA. "Nous pensons que nous pouvons réduire la réglementation de 75 pour cent. Peut-être plus", a annoncé le président Trump, selon Automotive News. "Quand vous voulez agrandir votre usine, ou faire quelque chose de monstrueux, de spécial, vous devez avoir les autorisations vraiment rapidement."

"Nous avons eu une discussion très constructive sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble avec une politique qui soutient une économie forte et concurrentielle et l'industrie automobile, qui soutient l'environnement et la sécurité", a expliqué Mary Barra, présidente de General Motors. "Nous sommes tous désireux d'une industrie américaine dynamique qui soit compétitive à l'échelle mondiale et qui développe des emplois. C'est bon pour nos employés, nos concessionnaires, nos fournisseurs et nos clients."

Sergio Marchionne pour FCA pense que ces mesures vont permettre une croissance de l’industrie automobile, ces prochains mois : "J'apprécie le fait que le président mette l'accent sur la possibilité de faire des États-Unis un endroit idéal pour faire des affaires. Nous sommes impatients de travailler avec le président Trump et les membres du Congrès pour renforcer la production américaine."

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