L'électrique progresse mais reste confidentiel.

La France vient donc de passer le cap symbolique des 100'000 voitures électriques écoulées depuis 2010, année qui a vu naître - selon l'agence Avere - la nouvelle génération de voitures "0 émission". Cette performance est dans l'absolu assez honorable, puisque il s'agit d'un record en Europe. 

L'année 2017 a d'ailleurs commencé sous les meilleurs auspices, avec des immatriculations en hausse de 24% depuis le début de l'année (environ 7000 unités écoulées). À ce rythme, ce sont quelque 350'000 voitures électriques qui devraient sillonner les routes de l'Hexagone à l'horizon 2020. Il ne faut pas s'y tromper pour autant, l'électrique reste ultra-minoritaire en France et ne représente que 0,25% du parc automobile.

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A priori, cette dynamique positive devrait se prolonger dans les années à venir. En effet, le marché de l'électrique va considérablement évoluer, avec d'une part le renouvellement de modèles stars (Renault Zoé, Nissan Leaf etc) et de l'autre l'arrivée de voitures très attendues (Tesla Model 3 par exemple). On peut également imaginer que le lancement de l'Opel Ampera-e permettra d'améliorer ces chiffres.

Nul doute que cette performance réjouira les pouvoirs publics, en général très favorables aux voitures électriques. "Une condition essentielle pour qu'une partie de la conversion du parc automobile français vers l'électrique se poursuive est l'accompagnement des pouvoirs publics tout au long de cette phase de mutation", explique d'ailleurs Joseph Beretta, le président d'Avere-France.

Cependant, il ne faut pas oublier que les voitures "0 émission" ne sont pas nécessairement la solution miracle. En effet, il faut bien produire l'électricité qui les alimente ce qui se fait aujourd'hui encore au prix d'une certaine pollution. La question de l'approvisionnement est en outre toujours d'actualité.

Source : Avere

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