25'500 personnes ont péri sur les routes du Vieux-Continent en 2016 !

Certes, le bilan reste lourd. En effet, 25'500 personnes ont été tuées sur les routes de l’Union européenne l’année dernière, soit 600 de moins qu’en 2015. Un retour à la baisse qui est le bienvenu, puisqu’il fait suite à deux années de stagnation. Et pour la première fois, les autorités européennes livrent aussi une estimation du nombre de blessés graves, qui aurait atteint 135'000 victimes l’année dernière. Et de préciser que "les usagers vulnérables de la route, tels que les piétons, les cyclistes et les motocyclistes, en représentent une grande partie."

L’occasion de noter que d’importantes disparités entre pays subsistent. Ainsi, avec 54 morts sur la route par million d’habitants, la France fait moins bien que la moyenne européenne, fixée à 50 tués. L’Hexagone se classe même en bas de la liste, avec des progrès (-13 %) ici aussi en deçà de la moyenne.

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Les bons élèves sont la Suède (27), le Royaume-Uni (28) et les Pays-Bas (33), tandis que la Bulgarie (99), la Roumanie (97) et la Pologne (79) affichent des taux de mortalité encore trop élevés.

Les piétons en danger

Autre enseignement tiré de cette étude : seuls 8 % des accidents mortels sont intervenus sur autoroute, contre 37 % en zones urbaines et 55 % sur des routes rurales. Et si les conducteurs et passagers de voitures représentent la part la plus importante des victimes, elle reste minoritaire, puisque cantonnée à 46 %. Par contre, un tué sur cinq en 2016 était un piéton ! 17 % étaient des motards et 8 % des cyclistes.

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On note aussi que depuis 2010, "le nombre d'usagers vulnérables victimes de la route a beaucoup moins baissé que le nombre total de tués." En effet, les progrès des équipements de sécurité des voitures profitent plus à leurs conducteurs et passagers qu'aux cyclistes ou piétons qu'ils percutent.

Le tableau global se veut néanmoins encourageant, le nombre de victimes en 2016 constituant même un point bas historique. "Les routes européennes demeurent les plus sûres du monde", pointe la Commission. Reste que les progrès tendent à stagner dans certains pays comme la France, et que l'objectif initial de diviser par deux la mortalité routière entre 2010 et 2020 ne sera vraisemblablement pas atteint.

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