Cet éclaté, par David Kimble, présente la F40 dans ses moindres détails.

Elle fait probablement partie des Ferrari les plus désirables de l'histoire. Pas de V12, pourtant, ni de moteur à l'avant. Toutefois, la F40, présentée en 1987 pour fêter les 40 ans de la marque, a toujours autant de popularité auprès des Ferraristes, notamment parce qu'elle reste dans les esprits comme la dernière création de l'ère Enzo Ferrari.

L'histoire de la F40 est étroitement liée à celle de la Ferrari 288 Evoluzione. Un programme entamé en 1985 par le département sportif de la marque, qui souhaite engager une Groupe B dans le fameux championnat du monde des rallyes, pour contrer les ambitions de Porsche dans ce championnat. Très vite, le règlement Groupe B est interdit, suite à l'accident de Henri Toivonen et de son copilote Sergio Cresto au Tour de Corse.

Eric Clapton Ferrari F40
Eric Clapton Ferrari F40

De fait, la 288 GTO Evoluzione est un projet mort-né. Pas une perte de temps toutefois, puisque Ferrari utilise l'expérience acquise avec l'Evoluzione pour préparer une supercar pour fêter les 40 ans de la marque. Reprenant la base de l'Evoluzione, la F40 se présente, lors de sa sortie, comme l'une des voitures les plus performantes de sa génération. Elle se veut aussi le dernier modèle sorti du vivant du Commendatore, le fondateur de Ferrari : Enzo Ferrari.

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Il faut dire que la supercar, encore aujourd'hui, a de sacrés arguments à faire valoir, avec son V8 biturbo de 3 litres de 478 chevaux, ces 569 Nm de couple, son poids de seulement 1088 kg et ses 321 km/h en pointe de vitesse, la Ferrari faisait partie des voitures les plus performantes de son époque, bien avant la McLaren F1, la Bugatti EB 110, ou encore, la Lamborghini Diablo. À l'époque, la Ferrari F40 peut ainsi s'offrir le 0 à 100 km/h en 4,1 secondes et présente également un Cx de 0,34.

Radicale dans ses performances, elle l'est aussi dans sa conception. Ainsi, la F40 reprend à son compte l'ensemble des innovations sportives de l'époque, comme le biturbo qui vient gaver le V8, mais aussi le composite, tandis que Ferrari a aussi misé sur des technologies qu'elle maîtrisait, notamment le châssis tubulaire : rigide et léger. Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à du grand luxe à son volant : pas de direction assistée, pas d'ABS. La F40 est dédiée au pilotage, et l'ouverture des portes, par un câble sur lequel on tire, vient vous le rappeler.

Ferrari F40 Prototype cutout by David Kimble
Ferrari F40 Prototype cutout by David Kimble
Ferrari F40 Prototype cutout by David Kimble
Ferrari F40 Prototype cutout by David Kimble
Ferrari F40 Prototype cutout by David Kimble

Un retour aux sources efficace cependant ! Le succès sera radical : des 400 voitures initialement prévues, 1315 unités seront finalement produites. Avec une version compétition toutefois, la F40 LM, qui fera le bonheur des 24 Heures du Mans et de la série GT de l'époque : le BPR. Enfin, elle lance une nouvelle lignée, celle des F, qui donneront la F50 en 1995, puis l'Enzo et la LaFerrari.

À l'occasion des 30 ans de la F40, notre illustrateur David Kimble a pu s'approcher de l'un des modèles de pré-série de la Ferrari F40, celui du salon de Tokyo 1987. David Kimble a ainsi pu s'approcher de l'auto, qui, dans cet éclaté, démontre sa parenté avec la 288 GTO avec son V8 en position centrale. Un prototype qui se démarque également par plusieurs détails différents de la version de série.

 

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