La transition vers des motorisations vertes sera longue.

Le diesel recule peut-être, mais il ne faudrait pas l'enterrer trop vite pour autant. En France, il représente encore environ 48% des immatriculations. Pour le patron de Jaguar Land Rover, les critiques concernant les nouveaux moteurs diesel sont d'ailleurs un peu déplacées et ne tiennent pas compte des progrès réalisés ces derniers temps.

Cette diabolisation a bien sûr été alimentée par la triche de Volkswagen, qui utilisait des logiciels truqueurs pour certains de ses moteurs TDI. "Ce type de logiciel de manipulation n'est pas acceptable. Malheureusement, toute l'industrie automobile en souffre, pas seulement Volkswagen", précise à ce propos Ralf Speth, avant d'ajouter : "Ils nous considèrent comme des contrevenants n'indiquant pas les bonnes informations. Nous devons montrer que notre technologie est la meilleure que vous puissiez acheter afin de réduire les dommages causés à la santé et à l'environnement."

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Pour autant, il ne s'agit pas non plus de tourner le dos aux motorisations dites "vertes". Comme beaucoup de constructeurs, le groupe Jaguar Land Rover pense que l'électrique est promis à un bel avenir. Le constructeur britannique estime que, d'ici 2025, 20 à 25% de ses ventes pourraient être des voitures "zéro émission" (ce qui au passage resterait malgré tout une part minoritaire par rapport aux moteurs thermiques). De plus, 50% des modèles du groupe auront droit à une forme d'électrification à l'horizon 2020 (100% électrique ou hybride). Cependant, cette tendance n'enterrera pas de sitôt le diesel qui, toujours selon Ralf Speth, "doit avoir un avenir".

Source : Autocar

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