Les Européens sont de moins en moins nombreux à acquérir des véhicules alimentés au diesel.

Ce n’est pas la première fois que l’on aborde cette tendance : le diesel n’a plus trop la cote en Europe. Cette fois, c’est une étude menée par JATO Dynamics qui en atteste, chiffres à l’appui. Ce bureau indépendant, spécialisé en statistiques ainsi que dans le traitement de données, annonce que le diesel est passé sous la barre des 50% durant le premier trimestre de cette année.

Mais ces chiffres sont néanmoins à nuancer. En effet, un constructeur n’est pas l’autre, certains ayant tendance à nettement se démarquer. Ainsi, de janvier à mars 2017, 46% des véhicules neufs vendus sur le Vieux Continent étaient des modèles équipés d’un bloc diesel, contre 50% durant la même période un an plus tôt. Mais, entre les constructeurs, cette proportion est loin d’être homogène, ce rapport de force pouvant varier de 90 % à moins de 10%. On apprend ainsi que Land Rover bat tous les records, avec 9 voitures sur 10 vendues avec une mécanique au mazout. Jeep et Volvo se placent juste derrière, avec 8 voitures sur 10.

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À l’opposé, ce sont Toyota et Suzuki qui décrochent la palme, avec une part de marché en diesel inférieure à 10%. Il faut dire que Toyota se démarque de ses concurrents avec une offre hybride hors norme, qui est devenue une véritable marque de fabrique. Suzuki de son côté passe pour le grand spécialiste des petites citadines équipées de moteurs essence de petite cylindrée.

Entre ces constructeurs se trouvent une kyrielle de constructeurs, avec un Renault qui est l’un des généralistes écoulant encore bon nombre de modèles au diesel (50%), tout comme son homologue allemand Volkswagen (qui se place juste sous les 50%). De quoi relativiser les conséquences du dieselgate qui ne semble pas trop avoir écorné l’image du géant de Wolfsburg.