Une dizaine de pays ont été touchés, Renault fait partie des entreprises victimes de ce piratage.

La nuit a dû être compliquée pour les responsables de nombreuses entreprises autour du monde. Une cyberattaque de grande envergure a été lancée hier, contre une dizaine de pays dont les États-Unis et la France, ainsi que l'Allemagne, l'Italie, la Belgique... Un piratage qui prend la forme d'un logiciel de rançon, afin de pouvoir récupérer les données.

Près de 75'000 attaques, dans une centaine de pays ont été constatées depuis ce vendredi 12 mai. En France, le premier constructeur à avoir annoncé être touché par ces piratages est Renault. Le Losange a en effet annoncé à l'AFP que le Losange travaillait activement à une récupération de ses systèmes : "Nous avons été touchés", a indiqué une porte-parole du groupe à l'AFP rapporte le Huffington Post. Renault qui tente néanmoins de reprendre la main depuis hier : "Une action est en place depuis hier soir. On fait le nécessaire pour contrer cette attaque."

Cependant, pour l'entreprise française, le piratage va plus loin qu'une simple demande de rançon ou un blocage de son service Internet. Ainsi, une porte-parole de Renault en Slovénie, Revoz, a déclaré à l'AFP que les systèmes informatiques de l'usine de Novo Mesto étaient touchés, entraînant un arrêt de production. "Nous pouvons confirmer que vendredi 12 mai, des problèmes ont affecté une partie du système informatique de Revoz, entraînant un arrêt de production pendant la nuit. Elle reste suspendue samedi. Les problèmes sont principalement liés à la France où certains sites de Renault ont aussi subi des dysfonctionnements." L'usine de Novo Mesto produit notamment les Twingo III et les Smart Forfour. Le piratage proviendrait d'une faille dans le système d'exploitation Windows.