Le géant Geely devance PSA.

Déjà propriétaire de Volvo et de la London Taxy Company, Geely continue de grandir à l'international. Le constructeur chinois s'apprête en effet à reprendre 49,9% du capital de Proton et 51% du capital de Lotus (la marque anglaise appartenait jusqu'alors à Proton). L'accord devrait être signé officiellement en juillet. Pour l'heure, le montant de la transaction n'a pas été précisé.

Pour rappel, PSA avait également formulé une offre de rachat qui n'a donc pas abouti. L'avenir du constructeur malaisien fondé dans les années 80 passera par la Chine, même si Johari Abdul Ghani, le ministre des finances local, se veut rassurant. "Proton restera toujours une voiture nationale et une source de fierté car Proton gardera une part majoritaire de 50,1%", a-t-il en effet déclaré. Dans l'absolu, ce changement de cap permettra au constructeur, exsangue depuis quelques années, d'entamer une nouvelle ère, en bénéficiant de technologies plus modernes.

Pour Lotus, ce rachat semble a priori positif. La firme anglaise pourra en effet profiter des ressources financières d'un véritable géant de l'automobile. En 2016 déjà, Lotus a commencé à redresser la barre en dégageant enfin des bénéfices. Cette dynamique positive repose en grande partie sur le succès de l'Evora aux États-Unis. Aujourd'hui, un chantier colossal se profile à l'horizon : le renouvellement de l'Elise, attendu en 2020.

Sources : Reuters, Geely

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