En passant par les Pays-Bas, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Suède et la Suisse

Toutes les bonnes choses ont une fin. Pour parachever un tour d’Europe des artisans-constructeurs automobiles étant passé, dans l’ordre, par le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie et une première série d’autres pays (la Belgique, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande et le Lichtenstein) concluons donc en incluant quelques-uns des plus significatifs d’entre eux comme Donkervoort, Koenigsegg ou encore Spyker sans jamais avoir prétendu à une quelconque exhaustivité.

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Donkervoort (Pays-Bas)

Parmi les artisans-constructeurs qui ont juré fidélité à la Lotus 7, il y a Caterham, en Angleterre, et Donkervoort, en Hollande. Et nul autre ! Si le premier a choisi de demeurer fidèle à l’esprit et presque à la lettre, le second a pris quelques libertés, s’autorisant avec maestria et toujours justesse à imaginer touche après touche, évolution après évolution, ce qu’une digne héritière de la Seven pourrait être. Aujourd’hui justement, le résultat est à la fois sublime et prodigieux ; il se prénomme D8 GTO tout en se déclinant en versions S ou RS. Une chose est certaine, nous tenons là une des ses voitures plaisir devenues trop rares. Cerise sur le gâteau, une Donkervoort est superbement construite et présente une finition soignée ! Ce depuis 1978. Merci Joop… Donkervoort !

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Pal-V (Pays-Bas)

L’automobile volante a peut-être de beaux jours devant elle. Face à la congestion et à un besoin toujours patent de liberté, les projets de voitures volantes se sont multipliés ces dernières années – et continuent de se développer comme on l’a notamment vu dernièrement avec deux projets signés Airbus. La Liberty de Pal-V est de ceux-là, sauf qu’il est aujourd’hui arrivé à maturité. Celle-ci présente notamment un style plutôt agréable. On sera curieux d’en prendre si possible un jour prochain le "manche" même si les sensations doivent probablement être assez étranges. Pas de sportivité exacerbée ici (le moteur en version route délivre 100 ch, la vitesse de pointe atteint 160 km/h…) mais là n’est pas l’essentiel.

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Savage Rivale (Pays-Bas)

En voilà une qui a bien failli passer aux oubliettes après une pourtant courte existence. Mais grâce au groupe japonais GLM, elle a effectué, à l’automne dernier, un pour le moment encore timide retour. Pourtant, dans sa définition, la Savage Rivale Roadyacht GTS est tout sauf timorée. Certes la motorisation est conséquente – on parle ici d’un V8 6,2 litres GM de 670 ch – mais ce sont ces quatre portes, le profil de coupé et le toit cabriolet qui épatent… la galerie. GLM a pour sa part choisi d’en faire un véhicule électrique et de la renommer G4. Pourquoi pas ? Tellement originale…

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Spyker (Pays-Bas)

À l’heure actuelle, parmi les marques européennes de petite taille qui ont réellement réussi à s’imposer il y a l’italienne Pagani, la suédoise Koenigsegg (voir ci-après) et l’hollandaise Spyker. Créée en 1999 notamment par Victor Muller, elle a développé une gamme de voitures à la fois sportives et luxueuses qui ne ressemblent à aucune autre. Cette marque disparue en 1929 et donc relancée a connu ces dernières années un passage à vide notamment lié à la volonté de Victor Muller de reprendre ou de relancer Saab. Maintenant que l’affaire est classée, Spyker va mieux et commence même à reconstruire sa gamme. L’actuelle C8 Preliator a repris le flambeau, elle doit être rejointe par une plus petite B6 (dont les soubassements seraient repris à l’ex-Artega GT allemande) et très probablement par un SUV dont le projet date déjà de plusieurs années. Quant aux motorisations, longtemps fidèle à Audi, Spyker s’est récemment tourné vers Koenigsegg. De bon augure pour la suite. N’y manque plus qu’un retour en compétition et en GT où Spyker est même parvenu à s’illustrer dans les années 2000.

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Vencer (Pays-Bas)

Sarthe, tel est le prénom de l’unique modèle Vencer disponible à ce jour et jamais construit par cette marque hollandaise fondée en 2012 par Robert Cobben. Un tel prénom est sans équivoque pour une sportive. Il s’agit bien de faire référence aux 24 Heures du Mans… Si la Sarthe manque de « chien » esthétiquement parlant, elle semble sur le papier du moins en mesure de tenir la dragée haute aux meilleures représentantes des supercars. Son V8 est connu, emprunté à GM (ici un V8 6,3 litres à compresseur de 622 ch), son poids est contenu à 1 390 kg et son prix… est au moins du même niveau : un peu plus de 270 k€ hors taxes ! Tel est le prix de l’exclusivité et de l’originalité.

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Arrinera (Pologne)

Encore une supercar, cette fois-ci polonaise et dont la genèse ne fut pas un long fleuve tranquille (il fut aux premiers temps de l’aventure, laquelle remonte à 2008, reproché à la marque de développer un modèle esthétiquement trop proche d’une Lamborghini) bien qu’elle ait un temps bénéficié de l’immense savoir-faire de Lee Noble (notamment fondateur de la marque anglaise éponyme). Mais le bout du tunnel est semble-t-il atteint. Après avoir choisi de lancer son premire modèle en compétition GT, la Hussarya va pouvoir venir concurrencer les cadors de la catégorie sur les routes et dans les rues. Là encore, c’est le bon V8 américain d’origine GM/Chevrolet/Corvette qui propulse le tout.

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B-Racing (République Tchèque)

La marque tchèque fondée en 2011 propose la K1 Attack, une berlinette légère puisque son poids à vide ne dépasse pas la barre de la tonne. La K1 Attack, qui appartient en fait à la catégorie des kit cars, est susceptible d’accueillir plusieurs blocs différents (Honda, Toyota ou autres) dont les puissances peuvent varier de 130 ch à 800 ch ! Autant dire que le panel est large… Réservé aux amateurs !

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Aeromobil (Slovaquie)

Autre voiture volante, dans le cas présent slovène, l’Aeromobil. Celle-ci paraît particulièrement aboutie, puisqu’elle en est, dans sa forme actuelle et semble-t-il définitive, à sa quatrième évolution depuis la fondation de l’entreprise en 2010. Sa puissance au sol est raisonnable (110 ch) mais c’est bien par ses proportions et sa conception qu’elle inspire d’emblée confiance. Peut-être s’agit-il de l’une des bonnes surprises du genre ? Le proche avenir le dira.

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Caresto (Suède)

Comment présenter le suédois Caresto ? Comme un artisan qui ne s’interdit aucun délire et aucun projet qui lui plaît. Caresto développe en tout cas des véhicules singuliers – des hot rods notamment – parfois à l’unité et c’est aussi ce qui en fait sa spécificité. On peut ainsi mentionner la Rebellion R2K aux allures de sport prototype construite en 2013 pour le champion Jon Olsson.

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Koenigsegg (Suède)

Koenigsegg est devenu l’un des noms qui compte pour qui s’intéresse aux hypercars. Et ce en un peu plus de 20 ans puisque la marque a été créée en 1994. L’un des meilleurs indicateurs est sans aucun doute celui du carnet de commandes. Chez Koenigsegg, il est plein pour les quatre prochaines années. La dernière née, la Regera est complètement à la page grâce à sa technologie hybride. Koenigsegg, à la manière d’un Pagani italien, fait ainsi preuve d’une réussite presque insolente. Les fans ne s’y trompent pas ; ils sont nombreux à travers le monde.

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Elextra (Suisse)

Elextra n’en est encore qu’au stade des intentions, certes ambitieuses. La berline électrique vient d’être présentée. Et on en sait presque rien…

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Weber Sportcars (Suisse)

Weber Sportcars propose une hypercar dont le nom de code, Faster One, ne masque pas les ambitions de la marque. Puissante grâce à son V10 5,9 litres délivrant 1 200 ch, raisonnablement légère (1 250 kg), elle parvient presque à un rapport poids-puissance unitaire que de nombreuses rivales potentielles peuvent lui envier La Weber est également compacte, n’excédant pas 4,5 m en longueur. Seulement, elle peine à concrétiser. Entendons par là qu’hormis quelques salons de prestige, sa présence se fait rare, trop rare… Quant à son style, il paraît qu’il a été dicté par des préoccupations d’ordre aérodynamique. Encore heureux qu’il ait évolué positivement depuis la première présentation de l’auto.

 

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