Très mauvais mois de juin 2017 sur les routes de France.

Les mois se suivent, et les mauvais chiffres aussi. Après un mois de mai durant lequel le nombre de personnes ayant trouvé la mort sur les routes de France avait stagné par rapport à la même période l'an passé, c'est au tour des chiffres de juin d'être publiés par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Et ils sont plutôt mauvais.

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En effet, pour le seul mois de juin 2017, ce sont pas moins de 329 personnes qui ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine. En juin 2016, le nombre était de 285. On compte donc 44 personnes tuées en plus, soit une hausse de 15,4 % par rapport à l'an dernier.

Dans le détail, le nombre d’accidents corporels est en hausse de 10,3 % en juin 2017, soit 536 accidents en plus. Sur les douze derniers mois , la hausse est de 3,6 %, soit 2046 accidents en plus. Même tendance pour le nombre de personnes blessées hospitalisées avec une hausse de 11,9 % en juin 2017, soit 301 personnes de plus. La hausse est de 5,4% sur les douze derniers mois, soit 1443 personnes de plus.

Cette forte hausse du mois de juin 2017 s'inscrit dans une tendance à la hausse sur les 12 derniers mois puisque la mortalité routière augmente de 1,1 %, soit 40 personnes décédées en plus. Même chose pour le deuxième trimestre 2017, comparé à celui de 2016, avec 910 personnes décédées contre 822, soit une hausse de 10,7 %.

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Hausse des contrôles

Face à ces chiffres, la Sécurité Routière appelle à la vigilance et à la plus grande prudence de tous les automobilistes. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a de son côté donné des consignes de présence renforcée à l’occasion des chassés croisés à venir. 14 000 policiers et gendarmes procéderont ainsi à des contrôles renforcés dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.

Et puis l’État lancera également très prochainement un appel d’offres régional dans le but de confier, à titre expérimental dans un premier temps, la conduite de voitures-radar à des sociétés privées, sous le contrôle étroit de l’État.