La série zéro émission veut élargir sa zone d'influence...

Après avoir réussi à attirer les constructeurs allemands comme Audi, BMW, Mercedes et Porsche, la série mondiale de monoplaces électriques aimerait désormais attirer des grands groupes japonais ou américains.

Surfant sur la tendance générale à l'électrification chez les constructeurs mondiaux, la Formule E, championnat du monde de monoplaces électriques lancé pour la première fois lors de la saison 2014/2015, connaît un engouement de plus en plus important.

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Après Renault, DS, Jaguar, Audi ou BMW, deux marques de renom ont annoncé rejoindre les rangs de la discipline dans un futur proche : Mercedes et Porsche. Deux annonces qui ont fait grand bruit dans le monde du sport automobile, puisque ce nouveau programme en Formule E s'accompagne de l'abandon de deux programmes majeurs pour ces deux constructeurs : le DTM (championnat de supertourisme allemand) pour Mercedes, et le LMP1 (et de ce fait les 24 Heures du Mans) pour Porsche.

Forts de ces deux "prises", les organisateurs du championnat de Formule E - labellisée par la FIA, la Fédération Internationale de l'Automobile -, la discipline rêve aujourd'hui d'encourager des marques japonaises et américaines à sauter le pas afin d'élargir sa zone d'influence.

Renault Formule E
Motorsport Network devient actionnaire de la Formule E   

"J'espère qu'ils [les constructeurs japonais et américains] vont bientôt arriver", a déclaré Agag à Motorsport.com dans les paddocks de la finale de la saison 2016/2017 à Montréal. "Comme tout le monde, j'ai entendu des rumeurs, mais je ne peux confirmer quoique ce soit dans ce sens."

"Nous voulons vraiment avoir un constructeur japonais, peut-être plus qu'un, et j'espère qu'il arrivera très prochainement. Pour nous, le Japon est un marché crucial, et c'est pourquoi nous voulons un constructeur japonais et un constructeur américain."

"Il s'agit des deux pays dans le viseur à ce sujet. Si nous arrivons à en avoir un du Japon, et un des Etats-Unis, nous serons en très bonne position."

Nissan et Toyota en stand-by

Au Japon notamment, la rumeur de l'arrivée de Nissan, ou plutôt la reprise de l'engagement de Renault par sa marque sœur nipponne, était dans l'air du temps. Mais, même si la Nissan Leaf demeure la voiture électrique la plus populaire au Japon, cet engagement "rebadgé" ne serait plus à l'ordre du jour, du moins pas avant les deux prochaines saisons.

Quant à Toyota, le géant japonais, désormais esseulé en LMP1 après le départ de Porsche à l'issue de cette saison, son arrivée en Formule E n'est pas (encore) à l'ordre du jour.

"Nous n'avons pas eu beaucoup de discussions avec Toyota", ajoute Agag. "Nous les connaissons et je les ai rencontrés il y a quelques années lorsque je suis allé au Japon, mais nous ne sommes pas allés plus loin que cela."

"Je pense qu'aujourd'hui ils évaluent probablement leurs futures échéances et leur stratégie, puis nous verrons."

Chrysler dans les cartons ?

Côté américain, si Tesla demeure la référence dans le domaine électrique, la marque fondée par Elon Musk, qui servira de base à la future série Electric GT, ne devrait pas être impliquée dans l'immédiat en Formule E. Chrysler en revanche, pourrait être un candidat sérieux à une arrivée dans la série zéro émission, surtout après les déclarations de Sergio Marchionne, qui a annoncé envisager une implication du groupe Fiat Chrysler dans la discipline.

"Je ne veux pas aller trop loin en invitant davantage de constructeurs car peut-être que j'énerverai les autres championnats", conclut Alejandro Agag.