Renault, Honda, Toro Rosso et McLaren... En une semaine, toute une partie du peloton a été chamboulée. Le point sur les transferts et enjeux des derniers jours.

Honda, Renault, Toro Rosso, McLaren... Depuis le début de la semaine, une partie de poker se joue en F1. Le point sur l'évolution majeure de plateau, le passage de McLaren au moteur Renault, et de Toro Rosso au monteur Honda. 

Mclaren Renault Toro Rosso Honda

Qui sont les acteurs en jeu ?

Trois écuries et deux constructeurs. Pour simplifier, en Formule 1, certains constructeurs choisissent de s'engager en leur nom, et de fournir des écuries clientes, c'est le cas de Renault. Le losange fournit, outre son écurie propre, Red Bull et Toro Rosso, l'écurie satellite. Le constructeur Honda, lui, a fait le choix de s'associer en 2015 avec l'écurie McLaren. Toro Rosso, Renault (le constructeur et l'écurie), McLaren et Honda sont donc impliqués dans le jeu de domino des dernières semaines.

F1 McLaren
F1 Toro Rosso
F1 Renault

Quelles sont les raisons de tous ces changements ?

En 2015, McLaren et Honda se sont associés pour le retour du constructeur japonais en F1. Trois ans après, force est de constater que l'association est un véritable fiasco. Honda n'a jamais réussi à fournir un moteur fiable et puissant à McLaren, et la situation est encore pire cette saison. McLaren cherchait donc à se séparer de son fournisseur, et trouver un autre constructeur. Ferrari et Mercedes étant déjà pris, Renault était la solution la plus évidente.

Mclaren Renault Toro Rosso Honda

Seul problème, Renault estime ne pas avoir les ressources pour fournir quatre équipes. En cas d'accord avec McLaren, soit Red Bull, soit Toro Rosso devait changer de fournisseur. L'écurie satellite s'est donc rapprochée de Honda. Un second obstacle venait impacter un éventuel accord : si Honda fournit des moteurs, ce n'est pas le cas des boîtes de vitesses. Finalement, McLaren fournira l'an prochain des boîtes de vitesses à Toro Rosso.

Quelle est la situation pour la saison 2018 ?

Outre le fait que Renault et McLaren s'associent pour 2018 de même que Toro Rosso et Honda, d'autres détails viennent équilibrer la balance. Renault a aussi négocié pour son écurie. La rupture du contrat entre Toro Rosso et le losange ne se fait pas sans contrepartie.

Mclaren Renault Toro Rosso Honda

L'équipe française récupère dans ses rangs Carlos Sainz Jr, actuellement chez Toro Rosso. La marque française visait au début le top pilote de Red Bull, Daniel Ricciardo, mais s'est rabattue sur l'Espagnol. L'arrivée de Honda chez Toro Rosso apporte une manne financière intéressante qui pourrait intéresser Red Bull, l'écurie mère. Red Bull et Renault pourraient donc se séparer en 2019.

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Pour McLaren, l'arrivée du losange sous son capot en 2018 pourrait permettre à l'écurie anglaise de conserver Fernando Alonso, le double champion du monde de F1. Mieux, cela pourrait lui permettre de retrouver les places d'honneur, qu'elle a quitté depuis 2012.

Quelle influence sur la fin de saison ?

Pour le moment, le choses ne changent pas en 2017, mais la situation pourrait évoluer. Renault souffre avec son peu performant seconde pilote Jolyon Palmer. Si Sainz est libéré par Toro Rosso dès la Malaisie, le prochain Grand Prix, ce dernier pourrait rejoindre Renault, en lieu et place de Palmer. Ceci libérerait la place à un certain Pierre Gasly. Le Normand, pilote en Super Formula japonaise, aurait donc sa chance au sein de l'écurie Toro Rosso.