La réunion de mercredi dernier entre le ministère des Transports et les syndicats a été un échec.

La mobilisation contre la réforme du code du travail se poursuit. Un peu partout en France, les manifestants tentent de faire pression sur le gouvernement afin de revoir les ordonnances censées enrayer le chômage de masse. La CGT et FO ont maintenu leurs mouvements de mobilisation et promettent une mobilisation massive des routiers à partir de lundi prochain. Les routiers sont appelés à bloquer des sites stratégiques tels que les péages d’autoroute ou les zones de dépôt de carburant.

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Lors d’une conférence de presse, le secrétaire général de la fédération CGT-Transports, Jérome Vérité a annoncé la couleur : "Ce sera une grève qui aura des conséquences très concrètes sur l'économie française".

Le secrétaire général poursuit son allocution : "J'incite tout le monde à faire son plein extrêmement rapidement parce qu'il y aura des conséquences extrêmement rapides" et d’ajouter : "Il n'y a pas besoin de blocage physique. À partir du moment où il y a 80% de salariés de citerne qui sont en grève, le carburant ne circule plus".

Cependant, et malgré les menaces de Jérome Vérité, les automobilistes doivent tempérer ses propos et ne pas se ruer sur l’or noir comme à chaque mouvement de grève, créant ainsi une pénurie artificielle due à une consommation anormale de carburant. Si en revanche le mouvement de grève se poursuit au-delà des trois jours, cela pourrait bien avoir des conséquences sur les réserves en carburant, malgré une consommation normale des automobilistes.

Les protestataires réclament l’annulation pure et simple des ordonnances. Selon eux, cette réforme du code du travail marque "un recul social sans précédent", notamment à cause des primes qui pourront être négociées entreprise par entreprise.

Vidéo : CNews