La tension est palpable au sein même du groupe Volkswagen.

Le Dieselgate, ce n'est pas encore de l'histoire ancienne au sein du groupe Volkswagen. Même si l'actualité concernant ce sujet envahit de moins en moins la presse, parfois, quelques éléments nous rappellent que nous sommes toujours au cœur de ce scandale, deux ans après les premières révélations. Dernier élément en date, la direction de Porsche qui, selon le journal allemand Bild, relayé par Reuters, aurait envoyé une demande écrite à la direction d'Audi pour prendre en charge une somme s'élevant à 200 millions d'euros en guise de dédommagement suite au scandale des moteurs truqués.

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Fin 2015, peu après les turbulences de la révélation des logiciels truqueurs, Audi avait reconnu utiliser ce système pour son moteur V6 3,0 litres TDI afin de passer les normes anti-pollution. 80'000 voitures étaient alors concernées. Un moteur que nous retrouvons notamment sous le capot de la précédente génération de Porsche Cayenne qui, indirectement, était donc visée par ce scandale et par les diverses sanctions engendrées à ce sujet. Porsche réclame donc ces 200 millions d'euros à Audi afin de couvrir les frais de mise à jour, les divers coûts juridiques et les différentes mesures proposées aux clients. Porsche n'a clairement pas envie d'assumer cette histoire, d'autant plus qu'elle aura d'ailleurs fait suffisamment de mal en entachant quelque peu l'image de marque du constructeur.

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En conséquence, suite à la présentation de la toute nouvelle génération de Cayenne en marge du dernier Salon de Francfort, Porsche a tout simplement décidé de ne pas commercialiser de bloc diesel sous le capot de son SUV phare. Une mesure qui pourrait bien signer l'arrêt de mort du diesel chez Porsche cela dit. À ce propos, la Suisse a d'ores et déjà interdit la vente de Porsche Cayenne diesel (de deuxième génération donc) sur son territoire, tandis que Berlin avait demandé purement et simplement de rappeler tous les Cayenne diesel en circulation en Allemagne. De plus, les nouvelles mesures prisent par les gouvernements européennes n'incitent plus vraiment à continuer de proposer du diesel au catalogue.

Source : Reuters