Les députés ont voté l'article prévoyant une hausse de 2,6 centimes par litre de gazole pour les quatre prochaines années.

Le combat du Gouvernement contre le diesel et plus particulièrement la pollution atmosphérique continu. Après avoir confirmé une nouvelle hausse de la taxe carbone pour l'année prochaine, l'Assemblée Nationale a voté, le samedi 21 octobre 2017, l'article du projet du budget 2018 qui prévoit une hausse de la TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques). Comme annoncé dernièrement, cet article prévoit une hausse de 2,6 centimes d'euros par litre de gazole pendant quatre ans.

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Il s'agissait d'une promesse de campagne du Président de la République, Emmanuel Macron, qui perpétue un processus déjà initié sous l'ère François Hollande. Le but est simple : mettre fin à l'écart des prix entre le diesel et l'essence d'ici 2021. Après les récents scandales liés au diesel, les français n'ont pas attendu afin de changer leurs habitudes. Si les entreprises privilégient toujours l'achat d'un véhicule diesel en raison des quelques avantages fiscaux qui demeurent, les particuliers ont changé leur fusil d'épaule. Sur les cinq dernières années – et plus significativement sur les deux dernières – la part des voitures diesel vendues est passée de plus de 70% à moins de 50% aujourd'hui.

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2018 s'annonce donc être une année assez particulière pour le secteur de l'automobile avec certainement quelques changements notables pour les français. Il faut dire que le Gouvernement et les municipalités donnent le maximum pour changer nos habitudes. Rappelons également qu'il y a un peu plus d'un mois désormais, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition Ecologique, annonçait une nouvelle prime à la casse visant à éradiquer les vieux diesel. À cela s'ajoute l'arrivée d'un nouveau barème des bonus et des malus afin d'encourager les clients acquéreurs d'une voiture neuve à se tourner vers l'achat d'un modèle plus propre et plus respectueux de l'environnement.