Les grands groupes automobiles allemands ont reçu la visite d'inspecteurs de l'UE.

"Das Kartell". Traduction : le cartel. Cette Une du magazine allemand Der Spiegel en juillet dernier avait fait grand bruit quand, près de deux ans après les débuts du Dieselgate, on apprenait qu'en réalité, tous les grands constructeurs allemands étaient sans doute de mèche. Des réunions secrètes se tenaient depuis le début des années 1990 pour se mettre d'accord sur certaines technologies permettant de réduire les émissions polluantes des voitures diesel. Mais pas trop non plus, en contournant les normes, conduisant à une fraude.

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Suite à ce coup d'éclat, on a appris ces dernières heures que les autorités européennes ont débuté des perquisitions aux sièges de certains de ces grands groupes. Depuis vendredi dernier, Daimler, qui se présente volontairement comme une sorte de "lanceur d'alerte" pour tenter de passer au maximum entre les gouttes, a vu débarquer des inspecteurs pour fouiller ses locaux. Le groupe a été suivi par Volkswagen qui a vu son siège de Wolfsburg être perquisitionné, de même qu'Audi à Ingolstadt. Puis BMW a suivi.

Dans un communiqué, la Commission européenne a justifié ses perquisitions : "Ces inspections sont liées aux inquiétudes de la Commission sur le fait que plusieurs constructeurs automobiles allemands aient pu avoir violé les règles de l'UE en matière de concurrence qui interdisent les cartels et les pratiques commerciales restrictives". À suivre.

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Source: Reuters