De nouvelles villes suivent l'exemple de Paris !

Ce sont déjà 16 ePrix différents qui ont été organisés dans l'Histoire de la Formule E, et quatre autres vont s'ajouter à cette liste pour la quatrième campagne de la discipline − peut-être cinq selon le souhait d'Alejandro Agag, PDG du championnat. Les ePrix de Santiago, de São Paulo, de Rome et de Zurich ont en effet rejoint un calendrier où l'on retrouve déjà les manches de Paris et de New York, qu'Agag considère comme les piliers du calendrier.

Ces manches-là n'en ont cependant pas toujours fait partie, puisque l'ePrix de Paris a été disputé pour la première fois en 2016 sur le Circuit des Invalides, alors que la course inaugurale à Brooklyn a été tenue pour la première fois en juillet dernier, faisant suite à deux ePrix éphémères aux États-Unis, ceux de Miami et de Long Beach.

Formule E à Paris

"Paris et New York sont les deux villes que nous avons cherchées dès le départ, les autres sont venues", commente Alejandro Agag. "Beaucoup de villes viennent mais nous choisissons celles dont nous pensons qu'elles collent bien avec notre plan global de grande ville."

"Pourquoi les autres villes veulent être en Formule E ? Parce qu'il y a Paris et New York, et Hong Kong. Ils veulent être sur cette liste. Avoir des courses comme Paris et New York, c'est ce qui fait avancer tout le reste."

L'objectif de la Formule E est désormais de stabiliser son calendrier, ce qui n'est pas une mince affaire. Sur les dix ePrix de la saison 1, sept ont été conservés pour l'année suivante ; sur les neuf de la saison 2, seuls quatre sont restés au calendrier en 2016-17. Quant aux neuf circuits qui composaient le calendrier de la saison 3, on retrouvera sept d'entre eux pour la campagne 2017-18.

Les raisons sont parfois pratiques, comme pour l'ePrix de Monaco qui est disputé en alternance avec le Grand Prix de Monaco historique, mais la plupart du temps, c'est ici la marque d'un logique manque de stabilité pour un championnat qui trouvait ses marques.

"Je pense qu'il y aura de moins en moins de nouvelles villes, car avec celles que nous introduisons maintenant, nous faisons des contrats à long terme et en principe, elles restent", confie Alejandro Agag, qui souhaite néanmoins tenir une course supplémentaire en Asie. Les contrats en question portent généralement sur trois à six ans, ce qui permet à la Formule E de voir davantage au long terme.

ePrix de Paris - Roulez jeunesse !

Du côté de l'ePrix de Paris, la Formule E donne la priorité à la jeunesse. "C'est un peu un festival dans la ville, un événement dans la ville, et c'est un peu ce que nous cherchons à faire", explique Agag au sujet de la course organisée aux Invalides. "Si la première voiture de course que voit un enfant est une voiture électrique, cet enfant-là va acheter une voiture électrique."

Assister à l'événement est donc gratuit pour les enfants jusqu'à cinq ans, tandis que les plus grands bénéficient tout de même de 50% de réduction. Les tarifs de 2018 seront annoncés dans le détail lors de l'ouverture de la billetterie, avant Noël, mais les prix ne devraient en tout cas pas augmenter par rapport à l'édition 2017.

Compte tenu de la capacité réduite des villes, le modèle appliqué à Paris et dans les autres villes repose sur un eVillage gratuit qui s'ajoute à des places de tribune payantes. L'eVillage de la capitale française a eu beaucoup de succès lors de la dernière édition avec 45'000 personnes aux Invalides, et l'objectif est maintenant d'essayer d'optimiser les places de tribune. Sur les 7000 places assises de cette année, les organisateurs essayent de proposer entre 500 et 1000 places supplémentaires, encore loin cependant des 20'000 places en tribune proposées par le nouvel ePrix de Rome.

Dans un contexte où l'État d'urgence est en vigueur depuis novembre 2015, la priorité des promoteurs est bien évidemment d'assurer la sécurité du public comme celle des personnes qui travaillent en Formule E. Quel impact cela a-t-il sur l'organisation de l'événement ?

"Ce sont les coûts supplémentaires de protection du grand public, c'est bloquer l'accès des rues avec des blocs de béton ou de nouveaux systèmes de barrière", détaille Pierre Gosselin, directeur de l'ePrix de Paris.

"Paris existe, on est debout. Malgré toutes les horreurs qui ont pu se passer, cela vit encore et on fait les événements. On les protège, on fait attention, mais ça n'est pas le moment de se dire qu'on arrête tout. Par ailleurs, une course automobile est déjà très contrainte par les règles sportives, on fait très attention au public, donc en fait, une sécurisation du périmètre est déjà beaucoup plus simple qu'un événement qui était ouvert où il faut fermer. Pour nous, l'incidence est moindre."

Rappelons que le prochain ePrix de Paris aura lieu le 28 avril 2018, toujours sur le Circuit des Invalides.

 
Source: Motorsport.com

2017 - Renault e.Dams Z.E.17 Formule E