Carnet de route - Engagé sur l'une des Renault ZOÉ officielles, Motor1 vous propose de vivre l'eRallye Monte Carlo de l'intérieur, comme si vous étiez au volant.

G.N., Onet-le-Château - Bernard a été clair ce jeudi soir, lors du briefing des pilotes. Notre Toto Wolff au sein de l'équipe est un excellent compagnon de route, mais aussi un vrai meneur d'équipe : pour ce rallye, il faudra donner le meilleur. L'homme est un compétiteur et sait la valeur de son équipe. Il faut dire que les cinq Renault ZOÉ ont un potentiel certain. En cette seconde journée de roulage, nous devions rejoindre Onet-le-Château, près de Rodez depuis Vichy. Près de 250 kilomètres sur les belles routes de l'Auvergne puis de l'Aveyron. 

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L'occasion de confirmer l'impression de mercredi. Celle d'une facilité de roulage de la petite Renault, et d'une grande autonomie. Seule une recharge d'une heure à midi a été nécessaire, après un passage sur l'autoroute, vrai point faible des électriques. Contrairement à mercredi, nous avons croisé pas mal de concurrents, notamment ceux du Kangoo Full Cell #19. Après une nuit blanche de recharge, les deux hommes devaient viser juste pour rejoindre en temps et en heure Onet. Ceux de la ZOÉ ORECA #34 disposent eux de l'ancienne batterie, moins puissante. "Pas vraiment un souci", s'amusent les deux équipiers. "On s'arrête plus souvent, mais moins longtemps." De quoi se rendre compte de toute l'importance de l'autonomie, et du défi futur des batteries.

Jour 1, eRallye Monte Carlo
Jour 2

La route, elle, se passe sans problèmes, et est surtout l'occasion pour Serge Lombard, mon copilote, de me faire réviser. Ce vendredi, les choses sérieuses vont commencer, avec les premiers secteurs de régularité. Dès lors les classements vont s'affiner, et il faudra être rigoureux. Serge a de l'expérience, ce métier de copilote, il le connaît sur le bout des doigts. "C'est un travail de concentration. Il ne faut pas se mettre la pression", rassure-t-il. "Tu ne roules pas avec un couteau dans le front non plus." Belle façon d'évacuer la pression direz-vous. Il me présente mes outils. Outre son Triple Master, qui lui permet de me donner le rythme, je dispose d'un système de LED qui s'allument en fonction de mon rythme. "En jaune, tu es en retard, en rouge tu es en avance. En vert, c'est que tu es bon, et si tout clignote, tu es très bon." Positionné dans l'axe de mon regard, l'installation de l'outil n'a pas été une mince affaire. Trop loin, trop près, trop décalé. Trouver le bon réglage n'a pas été simple. Le reste, c'est un doux travail de dosage de l'accélérateur. Aussi, sur la route, nous en avons profité pour tout vérifier. 

Petite angoisse

Évidemment, un petit souci de capteur venait fausser l'un de nos instruments. Peu avant l'entrée de Onet-le-Château, nous nous sommes arrêtés pour réparer rapidement. C'est là où l'équipe des flying doctors nous a impressionné. Les ingénieurs de Renault interviennent rapidement, et en dix minutes, la panne est repérée, réparée. Mais nous n'étions pas au bout de nos peines.

Jour 2
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Le pointage est important. Une erreur en pointant trop tôt peu coûter cher, aussi il faut être rigoureux. À 16h28, pour cette épreuve du feu, Serge me guide, me fait signe pour respecter l'horaire. Tout se passe parfaitement. Une première pression s'envole, qui en appelle d'autres. Après le pointage, les voitures sont mises en parc fermé et rechargées avec un matériel standard. Évidemment, notre voiture ne prend pas la charge. En parc fermé, nos ingénieurs ne peuvent intervenir, aussi, nous appliquons directement les ordres de Benoît. Une nouvelle fois, le souci est vite appréhendé, et après deux petites manipulations, la voiture accepte de recharger. Nous rentrons donc sereins, et faisons les dernières vérifications de nos notes.

 

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Le coucher est prévu pour très tôt ce jeudi. Après un dernier briefing, nous devons rapidement nous reposer. Le programme de ce vendredi est chargé, avec un lever à cinq heures, et un départ à 6h31. Il faudra se réveiller vite, et se mettre dans le bain. "Une erreur est vite faite, il faut faire attention, être concentrés. Si tu es trente secondes off, c'est foutu", prévient Biche. Serge, lui se montre confiant. "On va faire une course d'équipe. Suis bien ce que je te dis, et tout se passera bien." Il faudra aussi bien suivre Greg et Pascal, nos équipiers. Professionnels de la discipline, expérimentés, les deux hommes visent la gagne, et veulent nous voir dans leurs roues. La recette semble simple ! Ne reste plus qu'à la suivre. Le résultat, le classement en sera juge, ce vendredi soir.

eRallye Monte Carlo, dans la course avec Renault