Andy Palmer, le PDG de la marque, émet quelques réserves.

L'année dernière, le spécialiste de l'aspirateur Dyson a fait savoir qu'il préparait une voiture électrique. "Nous avons commencé à constituer une équipe de choc avec les meilleurs ingénieurs Dyson ainsi que des personnes issues de l’industrie automobile. L’équipe compte déjà 400 personnes et nous prévoyons de continuer à recruter massivement. Je m’engage à investir 2 milliards de livres sterling pour accompagner cet effort", avait même expliqué l'emblématique James Dyson. Le lancement de l'auto est programmé pour l'année 2020.

Sir James Dyson

Andy Palmer, l'homme à la tête d'Aston Martin, vient d'émettre quelques doutes quant à la viabilité du projet. "Je leur souhaite de réussir mais, compte tenu des chiffres évoqués, je me dis qu'ils ne pourront pas le faire avec cet argent, et dans ce laps de temps. Enfin, je sais au moins que moi, je ne pourrais pas", a-t-il confié aux journalistes d'Autocar. Ces mots sont ceux d'un homme d'expérience, qui a par exemple supervisé le développement de la Leaf lorsqu'il était encore chez Nissan.

Le bureau de consulting d'Aston Martin conseille de jeunes protagonistes investissant le marché de l'électrique (comme Faraday Future). Andy Palmer explique d'ailleurs que beaucoup font preuve d'une ambition démesurée au regard de leurs moyens, ce qui provoque au minium des retards dans le calendrier.

Rappelons brièvement que le constructeur britannique travaille lui aussi sur une voiture électrique, la RapidE. Limitée à 155 exemplaires, cette Aston d'un nouveau genre sera lancée en 2019.

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