Il est question d'aérodynamique, de moteur et de suspension.

"Nous étudions les règlements technique et sportif", confirme Pat Symonds. "Nous devons utiliser cette quête d'audience pour inspecter chaque changement que nous voulons faire. Disons que nous pouvons décider de quels sont les différenciateurs de performance."

"Le Règlement Technique de la F1 est divisé en 21 sections. Quand on parcourt ces sections, on peut voir que certaines ne sont pas très pertinentes pour le spectacle. Nous avons donc décidé ce que nous voulions faire techniquement ; nous voulions avoir trois différenciateurs de performance." 

"Il y aurait l'aérodynamique : c'est intéressant pour beaucoup de monde et personne ne pourrait écrire un règlement qui ne ferait pas de différence, donc nous pouvons en faire quelque chose d'important et qui compte. Il y aurait également l'unité de puissance. Pour les motoristes engagés en F1, c'est important. Ça intéresse les fans, donc laissons cela être un différenciateur. Enfin, il y aurait la suspension, et j'entends par là la manière dont nous traitons les pneus, dont les équipes les utilisent. Ce sont les trois facteurs de différence technique que nous voulons voir."

"Il y en aura d'autres : les pilotes, les arrêts au stand, les mécaniciens, la stratégie. Mais il s'agit de ce qui est technique, et nous nous concentrons vraiment dessus."

Si ces trois facteurs déterminants pour la performance font l'objet d'un gros travail, d'autres aspects ne seront pas oubliés pour autant et doivent être corrigés selon Pat Symonds, plus particulièrement au niveau de la réduction des coûts et du caractère parfois trop prévisible des Grands Prix. 

"Nous devons étudier les coûts", admet le Britannique. "Les coûts font qu'il est difficile pour ceux qui sont en fond de grille de faire impression par rapport aux leaders. Nous voulons éradiquer la prévisibilité. Lors des deux dernières décennies, les pires périodes de course ont été celles où le résultat était prévisible. Nous avons un peu connu ça avec la domination de Mercedes. Au moins, pendant deux ans, nous ne savions pas quel pilote allait gagner."

"Nous voulons nous pencher sur le spectacle, nous voulons que ce soit visuellement attrayant, nous voulons reconnaître le rôle du pilote. Nous devons étudier le problème des affluences et des audiences TV, car elles exigent des choses différentes. Et nous devons étudier le problème de l'expérience d'une semaine de course. Ce n'est pas suffisant de penser uniquement à ce qui se passe le dimanche."

Propos recueillis par James Newbold