Entre Volkswagen et le diesel, ce n'est pas la joie.

Le jeudi 25 janvier 2018, le New York Times a révélé que le constructeur allemand Volkswagen a forcé des singes à inhaler des gaz d’échappement. L’affaire commençait à faire grand bruit quand samedi dernier, le constructeur allemand a présenté ses excuses dans un communiqué à l’agence Bloomberg :

"Nous sommes convaincus que la méthode scientifique choisie à cette époque était erronée. Il aurait été préférable de renoncer à une telle enquête dès le début… Le groupe Volkswagen se démarque clairement de toutes les formes de cruauté envers les animaux".

Plus loin, Volkswagen déclare : "Nous nous excusons pour l’inconduite et l’erreur de jugement des personnes concernées".

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Volkswagen, Daimler (Mercedes-Benz et Smart), BMW et Bosch ont formé l’EUGT (Groupe européen de la recherche sur l’environnement et la santé). Le but de ce groupe de recherche était de mener des tests afin de prouver à l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) que le diesel n’était pas du tout cancérigène.

Sûr de sa démarche, le constructeur Volkswagen a alors enfermé en 2014 une dizaine de singes. Ces bêtes étaient forcées d’inhaler les gaz d’échappement provenant d’un moteur véhicule diesel probablement truqué.

Le constructeur BMW se défend d’avoir participé à cette étude et Bosch affirme s’être retiré du groupe de recherche en 2013. Quant au groupe Daimler, il a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour clarifier la situation.

Après le dieselgate, il semblerait que nous assistons à un nouveau scandale impliquant directement Volkswagen. L’affaire est d’autant plus grave que le dimanche 27 janvier 2018, le quotidien allemand Stuttgarter Zeitung a affirmé que des tests ont été menés par l’EUGT sur des cobayes humains !

Selon le journal, 25 jeunes gens ont eu pour mission d’inhaler du dioxyde d’azote (émanant des gaz d'échappement) pendant plusieurs heures. Ils ont par la suite été examinés dans un institut de l’université d’Aix-la-Chapelle en Allemagne.

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Source: Le Parisien