Le chapitre du dieselgate n'est pas tout à fait terminé.

En 2015, le Groupe Volkswagen a reconnu avoir installé un logiciel truqueur dans ses voitures diesel. Trois ans plus tard, c'est au tour du groupe Daimler, propriétaire des constructeurs Mercedes-Benz et Smart d'être accusé de tricherie. Les gouvernements Allemands et Américains ont lancé des enquêtes pour déterminer si, oui ou non, le groupe Daimler a lui aussi triché sur les émissions de ses voitures diesel. Le journal allemand Bild am Sonntag rapporte dans ses colonnes, le dimanche 18 février 2018, que les enquêteurs américains ont enfin trouvé ce logiciel truqueur.

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Selon le journal allemand, des documents confidentiels montreraient que le logiciel truqueur de Daimler possède plusieurs fonctions. Ce programme informatique serait capable de détecter un test en cours, en fonction des accélérations effectuées et du comportement général de la voiture. Dans ce cas, il couperait un certain nombre de fonctionnalités afin que la voiture émette beaucoup moins de CO2.  Après avoir passé les tests, ce logiciel serait également capable de stopper son fonctionnement, après 26 km.

Pour enfoncer le clou, Bild am Sonntag affirme que les enquêteurs disposent de mails, dans lesquels les ingénieurs du groupe allemand se questionnent sur la légalité d'un tel système. Pour le moment, Daimler n'a pas été condamné par le gouvernement américain, mais il affirme que ces enquêtes pourraient déboucher sur de lourdes amendes et à d'importants rappels (trois millions de voitures ont déjà été rappelées).

Enfin, un porte-parole de Daimler remet en cause les accusations du journal Bild am Sonntag : "Les documents entre les mains de Bild ont été à l'évidence publiés de manière sélective afin de nuire à Daimler et à ses 290.000 employés." L'avenir ne semble pas tout rose pour le groupe allemand, qui investit massivement dans l'électrique et dans le rachat d'entreprises spécialisées dans la mobilité, comme Chauffeur Privé.

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Source: Les Echos