La décision de justice rendue ce mardi va faire parler d'elle.

Nous l'évoquions en début de semaine : ce mardi 27 février était attendue une décision très importante en Allemagne, où le tribunal administratif fédéral de Leipzig devait rendre son avis suite aux plaintes déposées par l'organisation environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH).

Celle-ci réclamait que les moteurs diesel soient interdits dans les centre-villes de Stuttgart et Düsseldorf jusqu'à la norme Euro 6, l'une des dernières en vigueur. La décision était très attendue dans le pays et attentivement suivie par le monde de l'automobile en Europe, puisque cela pouvait avoir un impact sur l'Allemagne tout entière et, à fortiori, entraîner plus tard d'autres décisions à l'échelle du Vieux Continent.

Diesel

Et ce qui était pressenti s'est bel et bien produit : la Cour administrative a jugé que les grandes villes étaient en droit d'interdire la circulation d'une (très) large majorité de motorisations diesel. L'onde de choc pourrait devenir réelle, puisque sur les 15 millions de véhicules diesel aujourd'hui présents en Allemagne, pas moins de 12,3 millions ne respectent pas la norme Euro 6, et pourraient par conséquent être bloqués aux portes de villes dans les prochains mois !

Dans le détail, l'arrêt de la Cour requiert des délais d'application et la mise en place progressive de telles mesures, mais la machine est bel et bien lancée. À Stuttgart, certaines décisions devraient ainsi être rapidement prises, même si la justice a ordonné qu'une interdiction pour les diesels de norme Euro 5 (vendus jusqu'en 2015) n'entre pas en vigueur avant septembre 2019.

Cet arrêt de justice n'est pas à prendre à la légère, car il y a fort à parier que ce cas fasse jurisprudence et autorise donc l'ensemble des grandes villes allemands à s'aligner sur cette décision dans les mois à venir, sous la pression de la DUH, d'autres organisations et du monde politique.

Volkswagen Diesel Fix Could be New Catalytic Converter

La décision a été mal accueillie en Bourse de Francfort, indique Le Monde, où Volkswagen a perdu près de 1,8% à la mi-journée. L'impact a d'ores et déjà dépassé les frontières de notre voisin allemand, puis BMW a concédé 0,9% à la Bourse de Paris, Renault 0,4% et PSA Peugeot Citroën 0,19%.

L'impact ne va évidemment pas s'arrêter là, et les plus grands spécialistes de l'économie industrielle automobile estiment que les conséquences de cette décision pourraient entraîner la prise de décisions importantes chez les plus grands groupes automobiles mondiaux.

Lire aussi: