La chef de la police de Tempe s'est exprimée.

Il n'aura pas fallu attendre longtemps avant d'en apprendre un peu plus sur l'accident qui a impliqué ce lundi 19 mars 2018 une voiture autonome et tué une piétonne. Il s'agit, faut-il le rappeler, du tout premier accident mortel impliquant ainsi une voiture autonome, en l'occurence l'un des véhicules de test de la société Uber. Mais ce qui pouvait faire craindre un coup d'arrêt au développement des véhicules sans chauffeurs est finalement peut-être en train de prendre une autre tournure.

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La chef de la police de Tempe, la ville d'Arizona dans laquelle s'est produit l'accident, s'est en effet exprimée pour la première fois dans les colonnes du San Francisco Chronicle, donnant sa version des faits. Se basant sur le visionnage des bandes de vidéosurveillance, elle a expliquée que selon elle "il aurait été difficile d’éviter cette collision avec n’importe quel mode de conduite, autonome ou humain, si on se base sur comment la victime est sortie de l’ombre pour directement atterrir sur la chaussée". Et de conclure : "Uber ne sera probablement pas en tort dans cet accident ".

Ces affirmations pour le moment ne sont mettent pas encore Uber hors de cause, l'enquête continue de suivre son cours. D'autant qu'il y avait également un chauffeur de secours dans le Volvo XC90 autonome impliqué dans l'accident, qui n'a lui non plus pas pu ou eu le temps de reprendre le contrôle de la voiture pour éviter la piétonne. La directrice de la police a d'ailleurs expliqué que ce pilote a expliqué que "ça a été comme un flash, la personne est apparue devant la voiture d'un coup", ajoutant que "la première alerte concernant la collision a été la collision elle-même".

Il faudra enfin peut-être expliquer pourquoi ce Uber qui était en mode 100% autonome roulait alors à 38 mph (61 km/h) dans une zone à 35 mph (56 km/h) ? Affaire à suivre.

 

Galerie: Volvo XC90 & Uber