L'expérimentation lancée sur un tronçon particulièrement dangereux a porté ses fruits, réduisant les blessures et les décès liés aux accidents.

Le débat continue de faire rage quant à la limitation de la vitesse sur les routes à double sens, sans séparateur central, et trois Français sur quatre se montrent toujours hostiles à cette idée de descendre de 90 à 80 km/h. Néanmoins le gouvernement avait lancé des expériences et depuis 2015, un tronçon de 32 kilomètres était déjà soumis à cette limitation. Situé entre Auxerre et Coulanges-sur-Yonne, cette portion de route est réputée pour être très dangereuse, ce qui a poussé les autorités à y tenter l'abaissement de la vitesse à 80 km/h depuis 2015. Il semble aujourd'hui que le bilan qui en ressort soit en faveur de cette nouvelle loi puisque les chiffres consécutifs à cette expérimentation sont totalement positifs.

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Selon la préfecture de l'Yonne, qui a transmis les chiffres, les accidents corporels ont diminué de moitié, passant de 13 à six, tout comme le nombre de blessés, passé de 22 à 11, tandis que le nombre de morts sur la même portion de route a diminué de six à un. La préfecture a en outre annoncé qu'aucune variation de trafic n'avait été constatée.

C'est donc une nouvelle donne qui vient un peu plus appuyer ce passage à 80 km/h qui semble désormais immuable, en dépit d'une grogne toujours aussi présente de la part des automobilistes, qui estiment toujours que le gouvernement ne vise qu'à augmenter le nombre d'amendes et les revenus qui vont avec.

Peut-être qu'en lançant une telle expérimentation sur d'autres portions de route dans le pays, les autorités auraient eu plus de facilités à justifier cette loi qui, dans le contexte dans lequel elle est présentée, semble moins se préoccuper de la sécurité des automobilistes que des recettes liées aux radars automatiques, toujours plus nombreux sur le bord des routes.

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