Trois mesures sont acceptées, mais cinq sont rejetées.

Dernièrement, le gouvernement a proposé un certain nombre de mesures réglementaires en faveur de la sécurité routière. Certaines d'entre elles sont acceptées par les automobilistes français, mais d'autres ne passent toujours pas, comme la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires !

La limitation de la vitesse à 80 km/h:

Dans une étude commandée par l'assureur Allianz à l'institut CSA, 2000 personnes (entre 18 et 75 ans et titulaires du permis de conduire) ont été interrogées à propos de ces nouvelles mesures. Tout d'abord, il est à noter que 96% des Français ayant le permis ont une voiture, et 68% d'entre eux conduisent presque tous les jours. Autant vous dire que la voiture tient une place importante dans la société française...

Mesure 5 - Réduire la vitesse de 90 à 80 km/h

Parmi les huit mesures réglementaires, trois sont bien perçues par les automobilistes. C'est le cas de la nouvelle sanction infligée aux personnes qui utiliseraient leur téléphone au volant (135 euros d’amende et 3 points de permis), à la restriction d’accès dans les centres-villes et à l’interdiction totale des voitures polluantes en ville.

Cependant, cinq mesures sont majoritairement rejetées par ces mêmes automobilistes. C'est le cas de la limitation de la vitesse à 80 km/h, rejetée par 76% des sondés. Ou encore, la verbalisation par des sociétés privées (77% défavorables), le péage à l'entrée des villes (77% défavorables), le droit des mairies à fixer le montant du stationnement (67% défavorables) ainsi que le nouveau contrôle technique (62% défavorables).

L'impopularité de ces mesures n'est bien évidemment pas sans cause, comme l'explique Pierre Labarraque, directeur du département Banque Assurance chez CSA : "La majorité des nouvelles mesures réglementaires sont très impopulaires car elles touchent au porte-monnaie des Français." Il poursuit sur le site L'express : "Pour nombre de gens que nous avons interrogés, il s'agit d'un racket organisé", analyse-t-il. "Quand on leur annonce en plus que les radars embarqués et la verbalisation du stationnement illicite vont désormais être en partie gérés par des sociétés privées rémunérées au rendement, ils ont du mal à entendre que tout ça, c'est pour leur bien. Ils pensent plutôt que c'est une nouvelle façon de les rançonner."

Source : Allianz, L'express