Le japonais va dans le même temps développer sa gamme de voitures électrifiées.

Pour Nissan, le moment est venu de tourner la page du diesel pour les voitures particulières. "En Europe, où se concentrent nos ventes diesels, la poussée de l'électrification va nous permettre d'arrêter graduellement le diesel pour les voitures particulières à chaque renouvellement de modèle", vient en effet d'expliquer à l'AFP un représentant de la marque nippone, confirmant ainsi les informations relayées initialement par le site Nikkei. Le pari est audacieux pour Nissan qui, en 2017 encore, vendait près d'une voiture sur deux en diesel sur le Vieux Continent (47%). Renault, son partenaire au sein de l'Alliance, n'a de son côté pas révélé de projets similaires.

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Nissan va tout miser sur les véhicules essence, parfois hybrides, et électriques. La firme japonaise est aujourd'hui bien implantée sur le marché du véhicule "0 émission", avec une Leaf écoulée à plus de 320'000 exemplaires dans le monde depuis son lancement en 2010. Elle est en retrait sur le marché de l'hybride (léger ou rechargeable), mais promet d'étoffer son offre à court terme, notamment avec la technologie e-Power déjà proposée sur les Note et Serena au Japon. Elle estime que les voitures électrifiées représenteront 40% de ses ventes en Europe en 2022, puis 50% en 2025. 

On rappellera que Toyota a fait part d'un objectif encore plus ambitieux : l'arrêt du diesel dans la gamme VP dès la fin de l'année 2018 (exception faite du Land Cruiser). Pour ce constructeur, le diesel est de fait devenu quasiment inutile, avec une part tombée à 7% des ventes en Europe l'année dernière.

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